La France, exception européenne pour les parcs d'attractions

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Alors que le parc Walibi Rhône-Alpes fête cette année ses 40 ans, le parc Astérix ses 30 ans, l'engouement du public ne se dément pas pour les parcs d'attraction en France.

Peut-être faites-vous partie des nombreuses familles qui sont allées dans un parc d'attractions pendant les vacances de printemps. En France, le secteur se porte à merveille, avec de nouveaux records de fréquentation chaque année. Le parc Walibi Rhône-Alpes fête en 2019 ses 40 ans, le parc Astérix ses 30 ans... Et alors que les années passent, l'engouement du public ne se dément pas. 

Disneyland Paris, première destination touristique d'Europe

La France est l'exception européenne en matière de parcs d'attractions. Il y a en a partout : des parcs à sensations, des parcs autour de différents thèmes (les volcans, le monde en miniature, la France médiévale...), des parcs animaliers... Au total, 300 parcs de loisir émaillent le territoire. Il n'y a pas mieux en Europe.

Quelque 60 millions de visiteurs, soit l'équivalent de la population française, se pressent chaque année dans les parcs hexagonaux, générant 3 milliards d'euros de chiffres d'affaires. Un parc domine tous les autres : avec ses 16 millions de visiteurs annuels, Disneyland Paris est la première destination touristique d'Europe. 

La nécessité du renouvellement

Sans atteindre ce niveau, le Parc Astérix est également devenu emblématique. Avec, cette année, une nouvelle attraction, "Attention Menhir !". Dans une salle obscure, Astérix, Obélix et leurs acolytes sont présents en trois dimensions. Pour une expérience plus immersive, des odeurs sont diffusées, et de drôles de bêtes frôlent les jambes des spectateurs.

Plus de 6 millions d'euros ont été investis dans cette nouvelle attraction. Un effort nécessaire, selon Sébastien Retailleau, directeur général adjoint du parc. "Le vrai objectif, ce n'est pas de conquérir en one shot les visiteurs, mais de les faire revenir à nous", explique-t-il. "Sur la durée, ce qui compte, c'est de ne jamais décevoir. En quatre ans, le parc a créé quatre nouvelles attractions". Un pari gagné, puisqu'il a également attiré 400.000 visiteurs supplémentaires. 

Dans l'ensemble, les parcs investissent en moyenne entre 20% et 35% de leur chiffre d'affaires chaque année dans le renouvellement de leur offre. Le parc Le Pal, dans l'Allier, a même réinvesti 50% de son chiffre d'affaires pour créer une nouvelle attraction. Une initiative essentielle, selon son président Arnaud Bennet. "On est sur des niveaux de réinvestissement supérieurs au marché, mais c'est à cette condition que le Pal accueille plus de 640.000 visiteurs par an. C'est cette dynamique de création de nouveauté qui fidélise notre clientèle, et nous permet de recruter des visiteurs venus de régions de plus en plus éloignées", détaille-t-il. Et ça marche. Au Pal, par exemple, 80% des clients sont déjà venus au moins une fois.

L'offre d'hébergement se développe

Autre levier essentiel pour les parcs : la durée du séjour. C'est un phénomène nouveau, les parcs deviennent de plus en plus des destinations touristiques à part entière. On s'offre quelques jours dans un parc plutôt qu'un voyage. Il faut donc développer l'offre d'hébergement, comme s'apprête à le faire Vulcania, en Auvergne. Un gros pari pour son directeur marketing, Frédéric Goulet. "Actuellement on tourne autour de 320.000 visiteurs par an", explique-t-il. "L'objectif, c'est d'arriver à 500.000 visiteurs à l'horizon 2022. On va essayer de construire des lodges. On parle de l'expérience qu'on peut avoir pendant la journée, mais l'intérêt c'est aussi d'avoir une expérience pendant la nuit, pour avoir un vrai séjour thématisé. C'est quelque chose qu'on n'offre pas pour l'instant, mais on va vite y remédier". 

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