EN IMAGES - Un 1er-Mai entre forte mobilisation et violences contenues

Point de rencontre

À Paris, les manifestants, parmi lesquels de très nombreux "gilets jaunes", ont commencé à se réunir vers 12 heures, près de la tour Montparnasse, dans le 15e arrondissement.

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Première charge des forces de l'ordre

Les premiers heurts ont éclaté en début d'après-midi entre des forces de police et des "black blocs" qui avaient rejoint des "gilets jaunes" en début de cortège, empêchant l'habituel carré de tête, où se réunissent traditionnellement les chefs des organisations syndicales, de se former.

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Caillassage

À proximité du boulevard du Montparnasse, une camionnette a été prise pour cible par des casseurs, certains armés de pavés.

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En retrait

Philippe Martinez, leader de la CGT, a été contraint de quitter momentanément le cortège parisien en raison des "black blocs". Il a dénoncé la présence d'"individus qui ne sont pas là pour manifester et empêchent la manifestation de se tenir".

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Un lieu symbolique

Un groupe de CRS se tient à proximité de La Rotonde, dont la devanture a été protégée avec des planches de bois. C'est dans cette célèbre brasserie parisienne qu'Emmanuel Macron avait célébré avec ses soutiens sa qualification pour le second tour de l'élection présidentielle.

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Un an plus tard

Ce manifestant parisien porte un masque à l'effigie d'Alexandre Benalla. Une manière de rappeler que les violences commises par l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron il y a un an, en marge du 1er mai 2018, sont à l'origine du déclenchement d'une vaste affaire politico-médiatique impliquant plusieurs responsables élyséens.

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Le 1er-Mai de Jean-Marie Le Pen

Il n'a pas dérogé à la tradition. Depuis 1988, loin des cortèges syndicaux, Jean-Marie Le Pen, fondateur du Front national, rend hommage à Jeanne d'Arc en déposant une gerbe devant la statue d'Emmanuel Fremiet, place des Pyramides à Paris. Sa fille, Marine Le Pen, a également salué la mémoire de la Pucelle, mais devant une statue de Montigny-lès-Metz, en marge d'un déplacement avec Jordan Bardella, tête de liste de son parti pour les européennes.

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Marianne lilloises

À Lille, un groupe de femmes grimées en Marianne, portant des sweat dont la capuche évoque un bonnet phrygien et arborant de fausses blessures, se sont jointes au cortège.

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Flower power

En offrant un brin de muguet aux CRS, cette Lilloise rejoue la célèbre photographie de 1967 de Marc Riboud, La jeune fille à la fleur. On y voit, au moment de l'intervention américaine au Vietnam, une manifestante pacifiste, Jan Rose Kasmi, tendre un chrysanthème à des soldats de la Garde nationale.

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Une manifestation tricolore

À Toulouse, pour marquer le 1er-Mai, les manifestants ont brandi des fumigènes bleu blanc rouge.

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Entre 151.000 et 310.000 personnes ont défilé en France pour le 1er-Mai. À Paris, des "black blocs" ont investi la tête du cortège, s'en sont suivis des affrontements avec les forces de l'ordre.

La France a vécu un 1er-Mai agité. Quelques débordements ont émaillé les manifestations parisiennes où des heurts entre "black blocs" et forces de l'ordre ont éclaté en début d'après-midi. En fin de journée, le parquet de Paris comptabilisait 220 gardes à vue et 330 interpellations. En régions, les défilés se sont déroulés avec plus de calme.

Quelque 16.000 manifestants étaient présents à Paris et 151.000 en France, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. Le cabinet indépendant Occurrence fait état de son côté de 40.000 manifestants dans la capitale, quand la CGT parle de 80.000 personnes qui ont défilé à Paris, et 310.000 en France.