En directActe III : le préfet de police de Paris va faire appel de la décision de valider le parcours entre Bastille et Nation

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Europe 1 avec AFP
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[Valérie Dubois / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]
À la veille d'une nouvelle journée de mobilisation, les parcours de l'intersyndicale et des Gilets jaunes ont été interdits. Quelque 70.000 membres des forces de l'ordre vont être déployés sur le terrain.
Le préfet de police de Paris va faire appel de la décision de valider le parcours Bastille/Nation

Laurent Nuñez a annoncé vendredi que le préfet de police de Paris ferait appel de la décision du tribunal administratif de valider le parcours Bastille/Nation, initialement proposé par les organisateurs de la principale manifestation parisienne samedi et interdit par la PP.

"Dans notre pays, on peut faire appel. (...) Il y a des risques de troubles à l'ordre public importants (...) On est dans un Etat de droit, on va faire appel parce que si on a suspendu ce cortège, c'est parce qu'il y a eu des dégâts, il y a eu énormément de dégradations qui ont été commises le 17 octobre, des pillages", a déclaré le ministre de l'Intérieur, en déplacement à Rouen.

C'est le Conseil d'Etat qui est saisi, dans ce cas. Il pourrait rendre sa décision dans la nuit, a-t-on appris de source proche du dossier.

Alerte
Le tribunal administratif de Paris autorise le parcours Bastille/Nation proposé par les organisateurs

Le tribunal administratif de Paris a autorisé le parcours Bastille/Nation des organisateurs de la principale manifestation samedi dans la capitale, que la préfecture de police avait interdit, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier et de l'Unef.

"Victoire, on a gagné au tribunal", a clamé l'Unef, une des organisations appelant à cette manifestation avec la CGT et les gilets jaunes notamment. Une source proche du dossier a précisé à l'AFP que la préfecture de police pouvait saisir le Conseil d'État contre la décision du tribunal administratif rejetant l'interdiction du préfet.

Mobilisation du 31 octobre : "des épisodes de violences comparables à ceux du 17 octobre" sont attendus, selon l'entourage de Nuñez

"Des épisodes de violences urbaines comparables à ceux du 17 octobre sont anticipés tout au long de la journée" de samedi et "à partir de la tombée de la nuit", a prévenu vendredi l'entourage de Laurent Nuñez, évoquant une journée de mobilisation à "haut risque".

"Des velléités de dégradations et de tentatives de pillages sont à craindre", a-t-on ajouté de même source, en insistant sur le fait que la journée de samedi était "identifiée comme présentant des risques très importants de troubles à l'ordre public". Quelque 70.000 policiers et gendarmes sont mobilisés, comme  pour la journée du 24 octobre qui n'avait pas donné lieu à des incidents majeurs, contrairement à celle du 17 octobre.

Mobilisation du 31 octobre : manifestation interdite à Rennes

Une manifestation déclarée samedi à Rennes dans le cadre de la mobilisation du 31 octobre a été interdite faute d'accord avec les syndicats organisateurs sur le parcours du cortège, a annoncé vendredi la préfète d'Ille-et-Vilaine.

"Le parcours qui est déclaré ne permet pas de garantir totalement la sécurité", a déclaré Emmanuelle Dubée lors d'un point-presse. "Dans ce contexte j'ai interdit cette manifestation", a-t-elle ajouté, en précisant que l'arrêté a été signé et publié.

"Néanmoins, la porte reste ouverte. Il est encore temps de se rallier au parcours" proposé par la préfecture, qui offre "la visibilité attendue par les organisateurs", a cependant souligné la préfète.

La journée du 31 octobre est "à haut risque pour Rennes" a-t-elle averti, avec notamment des "appels à rassemblement teintés de menaces et d'appels à commettre des exactions".

Samedi dernier, quelque 11.500 personnes avaient déambulé dans le calme contre la vie chère et en soutien aux lycéens, malgré l'interdiction de cette manifestation par la préfecture. En fin de journée, en dépit de la présence massive des forces de l'ordre, des groupes de manifestants, souvent jeunes et cagoulés, avaient affronté les forces de l'ordre qui leur barraient l'accès aux rues piétonnes de la vieille ville.

Plusieurs manifestations interdites dans Paris samedi

La préfecture de police a Paris (PP)a pris vendredi plusieurs arrêtés interdisant samedi des manifestations dans la capitale, proposant à certains organisateurs de rejoindre le parcours proposé pour la manifestation principale sur les boulevards des Maréchaux, loin du centre.

L’Association France Palestine et plusieurs organisations dont Attac France se sont vues ainsi interdire un rassemblement statique dans le 15e arrondissement contre la "livraison d'armes françaises à Israël". Aucun lieu de substitution n'est proposé.

La PP a interdit la manifestation des "Ruches citoyennes", celle des "gilets jaunes canal historique" et celle des "gilets jaunes" sur les parcours qu'ils avaient choisis, les renvoyant vers la manifestation principale dont le parcours a été fixé par la préfecture de la porte de Bagnolet à la porte de Charenton, dans l'Est de Paris.

Ce parcours fait l'objet d'un recours devant le tribunal administratif qui doit statuer en fin de journée.

Cortège autorisé à Bordeaux, "actions violentes" redoutées

Le cortège déclaré samedi à Bordeaux pour la mobilisation du 31 octobre est autorisé, contrairement à la semaine précédente, après des "garanties" de sécurisation offertes par l'intersyndicale, a annoncé vendredi la préfecture, qui anticipe néanmoins une journée "difficile" et "des actions violentes".

"Nous avons décidé de ne pas interdire le parcours de l'intersyndicale. Le tracé et les engagements des organisations syndicales nous semblent proposer des garanties supérieures à la semaine dernière", a déclaré lors d'une conférence de presse Marc Zarrouati, préfet délégué pour la défense et la sécurité de la zone sud-ouest.

"Le fait de ne pas interdire une manifestation, c'est aussi une manière de dire : +Nous avons vu les organisations syndicales, nous savons qu'elles vont faire tout leur possible pour remettre en oeuvre un service d'ordre+", a-t-il ajouté.

Les parcours de la CGT et des gilets jaunes interdits par la préfecture de police

Les parcours de cortège dans le centre de Paris déposés par la CGT et des gilets jaunes pour la manifestation de samedi contre "la vie chère" ont été interdits vendredi par la préfecture de police, qui les autorise à défiler en périphérie entre la porte de Bagnolet et la porte de Charenton.

Dans "un contexte social extrêmement tendu", et "afin de préserver la liberté de manifester dans le cadre de cette mobilisation sociale tout en prenant en compte les impératifs de l'ordre public et la nécessité de prévenir les débordements et les exactions", les parcours distincts déposés par la CGT et des gilets jaunes doivent "converger" en un seul rassemblement, selon l'arrêté de la préfecture de police publié vendredi.