ÉDITO - "Les leaders des 'gilets jaunes' préparent dans l'égoïsme le plus total la 14ème journée de manifestation"

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Alors que se profile, samedi, la quatorzième journée de mobilisation des "gilets jaunes", notre éditorialiste Jean-Michel Aphatie critique l'inconséquence des leaders, qui ne pensent pas aux contribuables qui paieront la note des dégradations.

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"L'addition est salée : plusieurs centaines de millions d'euros vont devoir être payés pour les collectivités territoriales, l'État, et donc les contribuables. Comme le mouvement des 'gilets jaunes' est né de l'idée qu'il y avait trop d'impôts, on va du coup en payer un peu plus pour assurer les treize samedis de manifestations dans les différentes villes de France. Les maires des grandes villes (Bordeaux, Dijon, Nantes, Paris, Rennes, Rouen, Saint-Etienne, Toulouse…), regroupés dans une association qui s'appelle France urbaine, rencontreront des membres du gouvernement mercredi pour essayer de partager l'addition.

Les maires de ces villes disent que chaque samedi, des abribus sont dégradés, du mobilier urbain est cassé, des biens publics sont endommagés. Chaque semaine, il faut mobiliser les services municipaux. Avant la manifestation, il faut protéger ce qui peut l'être, et après, il faut nettoyer ce qui doit l'être. Dans le centre et à la périphérie des villes, les commerces connaissent des pertes de chiffre d'affaires, donc de recettes pour la TVA. Les maires s'alarment de plus en plus des dépôts de bilan auprès des chambres de commerces des villes concernées.

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La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a expliqué dimanche que déjà 70.000 salariés avaient profité du chômage partiel. C'est une note de 40 millions d'euros pour l'Unedic. Il faut ajouter à cela que des milliers d'entreprises ont déjà pris contact avec leurs caisses de sécurité sociale pour différer le paiement des charges sociales. Si ces entreprises fragilisées déposent le bilan, la sécurité sociale ne touchera rien. Tout cela, c'est donc un coût supplémentaire.

Entendu sur europe1 :
Au final, ce sont des centaines de milliers d'euros à la charge de la collectivité, et donc des contribuables

Globalement, c'est la croissance qui souffre. La consommation baisse, donc la croissance va baisser. Les gens qui veulent investir se disent que dans ce climat vont retarder leur projet de quelques mois. Au final, ce sont des centaines de milliers d'euros à la charge de la collectivité, et donc des contribuables.

Pendant ce temps, que font les leaders des 'gilets jaunes' ? On a l'impression qu'ils préparent dans l'insouciance la plus absolue et l'égoïsme le plus total la quatorzième manifestation samedi prochain. Quand on lit leurs pages Facebook, la 15ème, 16ème et la 17ème sont déjà en route.

Entendu sur europe1 :
Pour l'instant, ce sont les contribuables, les commerçants et des salariés modestes qui trinquent

Le mot d'ordre des 'gilets jaunes', c'est de faire payer les riches au nom de la justice sociale. Pour l'instant, ce sont les contribuables, les commerçants et des salariés modestes qui trinquent. Comme quoi, il y a une erreur du côté des 'gilets jaunes' dans le but à atteindre."