Droits d'auteur : enterrement symbolique du livre au pied du ministère de la Culture

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Les auteurs critiquent leur faible rémunération (image d'illustration)
Les auteurs critiquent leur faible rémunération (image d'illustration) © Damien MEYER / AFP
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En France les auteurs sont rémunérés une fois par an par le biais des droits d'auteur et que 41% d'entre eux vivent "avec moins que le SMIC", estime Samantha Bailly, présidente de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse.

Le livre a été enterré symboliquement lundi dans un cercueil devant le ministère de la Culture par des auteurs en colère vêtus de noir afin de dénoncer une réforme des droits d'auteur qui selon eux ne tient pas compte de leur spécificité. "Le livre de demain vient de nous quitter et nous célébrons sa mémoire !", a déclaré une porte-parole des manifestants, alors que les auteurs lançaient des poignées de terre et des roses blanches sur un petit cercueil noir posé au pied de la colonnade du Palais Royal portant les dates de la naissance et la mort du livre au son des "Funérailles de la Reine Mary" d'Henry Purcell, jouées par des musiciens habillés eux aussi en noir.

Le gouvernement doit entendre "que la littérature dépend des auteurs". "Il faut absolument que le gouvernement entende que la littérature, la créativité française, dépend des auteurs", a déclaré Samantha Bailly, présidente de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse qui a organisé la manifestation soutenue par l'Association des traducteurs littéraires de France et le Groupement des auteurs BD du SNAC.

"On existe, on est là". La réforme du statut social des artistes auteurs, prévue pour le 1er janvier 2019, "ne tient pas compte de notre spécificité", a-t-elle ajouté. "Il faut qu'elle se fasse avec nous. On existe, on est là", a dit Samantha Bailly, rappelant qu'en France les auteurs étaient rémunérés une fois par an par le biais des droits d'auteur et que 41% d'entre eux vivent "avec moins que le SMIC".

"Ça fait cinq ans qu'on attend cette concertation". Cette manifestation intervient alors qu'une première réunion de concertation avait lieu lundi avec les services des Affaires sociales et de la Culture. "Ça fait cinq ans qu'on attend cette concertation", a fait valoir la présidente de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse.