Dix-huit plaintes déposées par des militants anti-glyphosate en Bretagne

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Le glyphosate est contenu notamment dans l'herbicide Roundup.
Le glyphosate est contenu notamment dans l'herbicide Roundup. © JOSH EDELSON / AFP
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Présentant des taux importants de glyphosate dans leurs urines, 18 personnes ont porté plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui" en Bretagne, et d'autres devraient suivre. 

Dix-huit plaintes ont été déposées en Bretagne, pour "mise en danger de la vie d'autrui", par des militants dont les analyses d'urines ont révélé des taux importants de glyphosate, contenu notamment dans l'herbicide Roundup, a indiqué leur avocat mercredi. Quatre autres plaintes doivent également être déposées pour le même motif auprès du parquet d'Angers, selon Me Jérôme Bouquet-Elkaïm. Comme leurs comparses de l'Ariège, qui avaient déposé plainte mi-octobre, les 22 militants, membres des Faucheurs Volontaires, se sont soumis à des analyses qui ont révélé des taux de glyphosate variant entre 0,2 à 3,4 nanogramme (ng) par millilitre (ml). 

Des plaintes à venir "par paquet de cent". "À titre d'exemple, la norme européenne fixe à 0,1 ng/ml la dose admissible dans l'eau de boisson", écrivent les militants dans un communiqué, rappelant que l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a classé l'herbicide comme "cancérigène probable" en 2015. Les plaintes ont été déposées pour mise en danger de la vie d'autrui, tromperie aggravée et atteintes à l'environnement. "C'est une action symbolique qui sert à marquer le démarrage de la campagne en Bretagne, où 500 personnes se sont inscrites pour réaliser des analyses d'urine", a expliqué Me Bouqet-Elkaïm. De nouveaux dépôts de plaintes suivront, "par paquet de cent", a-t-il ajouté, affirmant que 160 plaintes avaient déjà été déposées en France.

"Du glyphosate dans toutes les urines". Les plaintes devraient être centralisées au pôle santé publique de Paris où une enquête a été ouverte, selon la même source. "Pour le moment, on a trouvé du glyphosate dans toutes les urines. C'est systématique alors que tous les gens qui ont fait une analyse sont assez regardants sur leur alimentation", a témoigné Aubéri Petite, éleveuse à Trémargat, dans les Côtes-d'Armor, dont le taux de glyphosate s'établit à 2,20 ng/ml alors qu'elle mange essentiellement bio. "Je pensais être protégée mais la contamination de l'environnement est globale et massive", a-t-elle ajouté.