Devant la polémique, des étudiants lillois annulent leur festival consacré à Israël

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Les étudiants lillois voulaient faire découvrir la cuisine et la musique israéliennes. Photo d'illustration.
Les étudiants lillois voulaient faire découvrir la cuisine et la musique israéliennes. Photo d'illustration. © AHMAD GHARABLI / AFP
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Le festival "Escale en Israël" devait proposer pendant quatre jours des ateliers de découverte de la culture israélienne. Il a été annulé jeudi.

Un festival intitulé "Escale en Israël" à Lille a été annulé par les étudiants qui l'organisaient dans le cadre d'un projet universitaire, après que des militants pro-palestiniens ont manifesté lors d'un premier atelier culturel, a-t-on appris jeudi auprès des associations.

Une exposition photos perturbée. À l'appel de l'association France Palestine Solidarité Nord-Pas-de-Calais (AFPS) et de professeurs de l'université de Lille 1, quelques dizaines de personnes ont perturbé la tenue d'une exposition photos et de cours d'hébreu à la Maison des étudiants, mercredi soir sur le campus à Villeneuve d'Ascq.

Cuisine et musique israélienne prévues. Organisé par une association composée d'une quinzaine d'étudiants de l'Institut d'administration des entreprises (IAE) de Lille, rattaché à l'université Lille 1, le festival devait proposer pendant quatre jours des ateliers de découverte de la culture israélienne, notamment de cuisine et de musique. La quinzaine d'étudiants membres de l'association a finalement décidé d'annuler ce projet monté dans le cadre de leurs études, en lien avec le calendrier de l'Institut français, qui mène en 2018 une "Saison croisée France-Israël".

"On était neutre", se défend l'association. "Les manifestants nous ont dit qu'ils allaient venir manifester à toutes nos activités. Donc on a décidé d'arrêter. On ne veut pas créer plus de polémique sur cela", a expliqué Gaëlle Robin, étudiante de 22 ans de la filière marketing, communication et culture, chargée des relations presse au sein de l'association. "On était neutre, on a bien dit qu'il n'y avait rien de politique ni religieux (...) Notre projet a été validé" par l'établissement, a-t-elle ajouté. Mercredi, une lettre signée de deux professeurs a été envoyée au président de l'université, pour demander l'annulation du festival.