Crise sanitaire : la difficile organisation du procès Charlie Hebdo en septembre

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Le procès des attentats de janvier 2015 aura lieu à la rentrée, mais des contraintes sanitaires demeurent. 1:15
Le procès des attentats de janvier 2015 aura lieu à la rentrée, mais des contraintes sanitaires demeurent. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Repoussé en raison du coronavirus, le procès Charlie Hebdo doit avoir lieu en septembre. Mais les mesures sanitaires continuent de s'appliquer et l'organisation s'avère plus compliquée que prévu...

Cinq ans après les attentats qui avaient fait 17 morts en janvier 2015, et après un report dû au coronavirus, le procès Charlie Hebdo doit avoir lieu à la rentrée. Douze personnes sont renvoyées devant les assises spécialement constituées pour le terrorisme. Mais l'organisation est un casse-tête. Une réunion sur les questions de procédures se tient jeudi après-midi, avec tous les avocats des deux côtés et la présidence du tribunal.

Car avec les impératifs sanitaires, c'est toute la logistique déjà chaotique du procès qui est touchée : distanciation sociale oblige, les salles d'audience voient leurs capacités réduites de moitié.

Circulation, nombre de places réduit et détecteurs de métaux

Une grande partie du deuxième étage du nouveau palais de justice sera réservée au procès Charlie Hebdo, avec tout un casse-tête sur la circulation du public. Et même en ajoutant une troisième salle dédiée à la retransmission, ça coince.

Du côté de la défense, 22 places ont été réservées pour les avocats. "Trop peu", disent-ils, puisque certains sont deux pour un accus. Mais surtout, la longueur du procès - dix semaines - nécessite de pouvoir faire venir des collaborateurs. Pas de places réservées non plus pour les familles des accusés : ça n'est même pas envisagé.

Enfin, ce qui hérisse le plus les avocats des deux côtés du prétoire reste l'idée d'avoir à passer des détecteurs de métaux : "ils ne peuvent pas commencer l'audience sans nous, on attendra de l'autre côté", menace l'un d'eux. D'après nos informations, des aménagement sur ce point pourraient se négocier dans les jours qui viennent.

Europe 1
Par Salomé Legrand, édité par Séverine Mermilliod