Christophe Hondelatte : "Je n'ai aucune fascination pour les criminels"

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Christophe Hondelatte vient de sortir un nouvel ouvrage qui fait la part belle aux côtés les plus sombres de l'humanité : "Histoires criminelles, l'empoisonneuse de Corrèze et autres récits glaçants".
Christophe Hondelatte vient de sortir un nouvel ouvrage qui fait la part belle aux côtés les plus sombres de l'humanité : "Histoires criminelles, l'empoisonneuse de Corrèze et autres récits glaçants". © Europe 1
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Chez Anne Roumanoff, l'animateur d'"Hondelatte raconte", sur Europe 1, évoque ce qui le séduit dans les faits divers.
ANNE ROUMANOFF, ÇA FAIT DU BIEN

Chaque après-midi sur Europe 1, il prête sa voix à des histoires extraordinaires et notamment des faits divers. Christophe Hondelatte vient de sortir, chez l'éditeur Jean-Claude Lattès, un nouvel ouvrage qui fait la part belle aux côtés les plus sombres de l'humanité : Histoires criminelles, l'empoisonneuse de Corrèze et autres récits glaçants.

 

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"Un intérêt pour l’humanité". Est-on tous capables du pire ? Ou, comme le disait Albert Camus : "tout homme est un criminel qui s’ignore" ? "Je suis assez d'accord avec ça", explique Christophe Hondelatte chez Anne Roumanoff, "après je ne crois pas pour tous les crimes - il y a des crimes de ruse, des crimes très prémédités - mais un coup de sang oui, beaucoup d'entre nous en sont capables". Le journaliste assure n'avoir "aucune fascination" pour les criminels. "C’est un intérêt pour l’humanité et ces gens-là sont des êtres humains comme vous et moi. Je vois plutôt ce qui fait qu’on se ressemble, que ce qui fait qu’on se différencie", souligne-t-il.

"Ce n’est pas de la sympathie". Aux manettes de Faites entrer l'accusé pendant onze ans, Christophe Hondelatte a vu passer devant ses yeux des centaines d'histoires criminelles, mais jamais il n'en a adapté une à l'écran. "Si j'avais le temps, je ferais tout ça. J'ai une histoire que je mets de côté depuis longtemps et que je n'ai pas racontée", confie l'animateur. Cette histoire est celle d'une criminelle, Manuela Gonzalez, condamnée en 2016 pour le meurtre de son mari. "C’est une femme assez fascinante que je connais bien, que j’ai interviewée et que j’aime bien. C’est un sentiment très étrange, que d’aimer quelqu'un qui est assassin", indique le journaliste, précisant : "ce n’est pas de la sympathie, c’est reconnaître que cette femme est séduisante. C’est indubitable, elle a quelque chose."

Europe 1
Par Guillaume Perrodeau