Attaque à la prison de Condé en mars : le suspect, détenu radicalisé, mis en examen

, modifié à
  • A
  • A
Le détenu radicalisé a blessé deux surveillants à la prison de Condé-sur-Sarthe en mars dernier.
Le détenu radicalisé a blessé deux surveillants à la prison de Condé-sur-Sarthe en mars dernier. © JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
Partagez sur :
L'homme qui avait agressé deux surveillants à la prison de Condé-sur-Sarthe/Alençon en mars dernier a été mis en examen.

Le détenu radicalisé qui avait attaqué deux surveillants dans la prison de Condé-sur-Sarthe, dans l'Orne, début mars a été mis en examen lundi par un juge antiterroriste parisien, a-t-on appris mercredi de source judiciaire, confirmant une information de BFMTV. Michaël Chiolo, qui purgeait une peine de 30 ans de réclusion, avait agressé les deux surveillants avec un couteau en céramique avant de se retrancher avec sa compagne pendant près de 10 heures.

Après des tentatives de négociations, les forces d'élite de la police avaient lancé l'assaut, blessant l'assaillant et tuant sa compagne Hanane Aboulhana. Michaël Chiollo n'avait pu être entendu rapidement par les enquêteurs en raison de ses blessures, qui avaient nécessité une hospitalisation. Il a été mis en examen pour "tentative d'assassinats sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle en récidive légale", puis de nouveau incarcéré, a précisé la source judiciaire.

Quatre autres détenus mis en examen

Après les faits, le procureur de la République de Paris Rémy Heitz avait expliqué que Michaël Chiolo, au moment de blesser grièvement les deux surveillants, avait affirmé vouloir "venger" Chérif Chekatt, l'auteur de l'attaque djihadiste du marché de Noël de Strasbourg, abattu le 13 décembre par les forces de l'ordre après avoir tué cinq personnes. Quatre autres détenus de la prison de Condé ont déjà été mis en examen en mars dans ce dossier.

L'un d'entre eux l'a été pour "complicité de tentative d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste" et pour "association de malfaiteurs terroristes criminelle", tandis que les trois autres l'avaient été pour "association de malfaiteurs terroristes criminelle". Parmi ces trois derniers figure Jérémy Bailly, membre de la filière djihadiste de Cannes-Torcy. Il avait été condamné en juin 2017 à 28 ans de réclusion criminelle pour un attentat à la grenade à Sarcelles en 2012, des projets d'attaque et des séjours en Syrie.