Apologie du terrorisme: deux ans de prison ferme contre une jeune femme

  • A
  • A
La jeune femme de 26 ans envisageait de partir en Irak, en Syrie ou au Yémen.
La jeune femme de 26 ans envisageait de partir en Irak, en Syrie ou au Yémen. © AFP
Partagez sur :
Une jeune femme a été condamnée mercredi à deux ans de prison ferme pour s'être prononcée en faveur du djihad. 

Une femme de 26 ans, ancienne candidate à un concours de Miss, a été condamnée mercredi à trois ans de prison dont un avec sursis pour apologie de terrorisme, par le tribunal correctionnel de Montpellier. Le tribunal a assorti le sursis d'une mise à l'épreuve pendant trois ans avec obligation de se soigner, de travailler et d'obtenir l'autorisation du juge d'application des peines avant tout déplacement à l'étranger.

"Changements brusques". Le procureur avait requis trois ans de prison dont six à neuf mois avec sursis, s'interrogeant sur les "changements brusques" de la prévenue survenus depuis son incarcération le 27 janvier pour "apologie publique d'un acte de terrorisme" sur les réseaux sociaux. "Elle dit avoir changé, modifié son état d'esprit. La question est de savoir si ce changement qu'elle allègue est réel ou n'est que superficiel", a dit le représentant du ministère public, André Dutil.

Photos de femmes en niqab et burqa. L'examen du téléphone de la jeune femme, qui avait participé à une élection de Miss dans une commune proche de Montpellier, a révélé "des photos de femmes et d'enfants en niqab ou en burqa, des fichiers audios de chant à la gloire de l'Etat islamique, des vidéos d'un enfant qui décapite une poupée, des images d'attentats et de décapitations de prisonniers", a énuméré le président, Jérôme Reynes.

Elle envisageait de se rendre en Syrie et en Irak. Lors de conversations téléphoniques avec un homme vivant en Tunisie qu'elle envisageait d'épouser avant de rejoindre "la Syrie, l'Irak ou le Yémen", ou dans des notes rédigées, elle tenait "un discours particulièrement virulent sur la nécessité de faire le djihad et de combattre" tous les non-musulmans, a ajouté le président.