Alimentation : les députés votent pour l'obligation progressive des doggy-bags dans les restaurants

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La mesure, si elle va au bout du parcours législatif, ne sera obligatoire qu'au 1er juillet.
La mesure, si elle va au bout du parcours législatif, ne sera obligatoire qu'au 1er juillet. © GERARD JULIEN / AFP
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La mesure qui permet aux clients de repartir avec les restes de leur repas n'instaurera l'obligation pour les restaurateurs de proposer ces contenants qu'au 1er juillet 2021.

La mise à disposition de doggy-bags, des contenants permettant aux clients de restaurants de repartir avec les restes de leur repas, sera rendue progressivement obligatoire pour lutter contre le gaspillage, en vertu d'un amendement voté dimanche à l'Assemblée. "C'est génial, une telle avancée va faire date", a salué dans l'hémicycle le député LREM du Maine-et-Loire Mathieu Orphelin, co-signataire de la mesure, louant la mise en place, "enfin", d'un "outil intéressant pour lutter contre le gaspillage alimentaire".

Pas d'opposition du gouvernement. L'auteure de l'amendement Bérangère Abba (LREM, Haute-Marne), a, elle, défendu "le fruit d'un travail de construction" entre députés lors de l'examen du projet de loi agriculture et alimentation. La mesure, à laquelle ne s'est pas opposé le gouvernement, si elle va au bout du parcours législatif, n'instaurera l'obligation pour les restaurateurs de proposer ces contenants qu'au 1er juillet 2021. Par ailleurs, les offres à volonté et les bouteilles consignées sont exclues du dispositif.

"Des contraintes et un coût". Plusieurs députés LR ont émis des réserves sur "un effet de mode". "Ça entraîne des contraintes et un coût", a estimé l'élu du Cantal, Vincent Descoeurs (LR). Les contenants ne coûtent que "quelques centimes", a répondu Bérangère Abba, mais le député de l'opposition s'est également inquiété du matériau des contenants et de leurs conséquences sur l'environnement.  "Je pense que c'est une fausse bonne idée, mais après tout on peut l'essayer", a lâché le député UDI-Agir-Indépendants Thierry Benoit, ironisant sur "quelque chose qui fait un petit peu de mousse" dans l'opinion, mais appelant à revenir "les pieds sur terre".