Affaire Ramadan : la nouvelle expertise médicale repoussée

Tariq Ramadan est visé par trois plaintes pour viols.
Tariq Ramadan est visé par trois plaintes pour viols. © SIA KAMBOU / AFP
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avec AFP , modifié à
Le délai pour examiner le prédicateur, mis en examen pour viols, a été repoussé au 15 avril, contre fin mars initialement. 

Le délai accordé pour que soit réalisée une nouvelle expertise médicale de Tariq Ramadan, mis en examen pour viols, a été repoussé au 15 avril, contre la fin mars initialement. Cette expertise a été demandée par le juge d'instruction chargé de l'enquête pour vérifier la compatibilité de l'état de santé du théologien, qui affirme souffrir d'une sclérose en plaques et d'une neuropathie, avec sa détention.

Ce délai s'explique notamment par la charge importante de travail à laquelle doivent par ailleurs faire face les deux médecins désignés, selon l'ordonnance de prorogation de délai. Une première expertise avait été réalisée dans l'urgence mi-février par un autre expert à la demande de la cour d'appel de Paris afin qu'elle puisse statuer sur le recours de Tariq Ramadan contre son placement en détention provisoire.

Trois plaintes pour viols. Elle avait conclu que la santé de l'islamologue de 55 ans n'était pas contraire à son maintien sous écrou. Le médecin soulignait néanmoins "la nécessité d'un bilan neurologique complet et sérieux qui n'a pas été fait depuis les années que semblent durer les troubles allégués".

Tariq Ramadan a été mis en examen le 2 février pour viols, dont l'un sur personne vulnérable, après les plaintes de deux femmes fin octobre qui ont débouché sur une information judiciaire. L'intellectuel musulman, qui conteste ces accusations, avait été écroué en banlieue parisienne, la justice craignant une possible fuite, des pressions sur les plaignantes ou une réitération des faits. Début mars, une troisième femme, qui a témoigné sur Europe 1, a porté plainte, affirmant avoir subi de multiples viols entre 2013 et 2014 en France, à Bruxelles et à Londres.