Affaire Grégory : "Jamais je n'aurais pu cacher un tel crime", assure Murielle Bolle

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La mise en examen de Murielle Bolle avait été annulée pour des raisons de procédure.
La mise en examen de Murielle Bolle avait été annulée pour des raisons de procédure. © PATRICK HERTZOG / AFP
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Dans "Le Parisien", Murielle Bolle réaffirme son innocence et celle de Bernard Laroche. Et affirme que l'affaire Grégory a "brisé" sa vie.

Murielle Bolle sort du silence. Personnage clé de l'affaire Grégory, celle qui publie le 8 novembre son livre confession Briser le silence se confie samedi dans les colonnes du Parisien34 ans après sa garde à vue qu'elle tente toujours de faire annuler

Interrogée par le quotidien sur la journée du 16 octobre 1984, lors de laquelle Grégory a été enlevé avant d'être retrouvé mort dans la Vologne, Murielle Bolle maintient sa version. "Le jour de la mort de Grégory, je suis sortie du collège comme d'habitude, j'ai pris le bus comme d'habitude, je me suis arrêtée chez la tante Louisette où étaient Bernard et son fils Sébastien".

"Bernard ne faisait de mal à personne". "Jamais je n'aurais pu cacher un tel crime, c'est horrible", assure-t-elle. "L'assassinat d'un petit garçon, c'est la pire chose qui puisse arriver. Si je savais quelque chose, je le dirais". Et de clamer une nouvelle fois l'innocence de son beau-frère Bernard Laroche, qu'elle avait accusé lors de sa garde à vue de 1984, avant de se rétracter. "Même si ça m'arrachait le cœur et que c'était Bernard, je le dirais. Mais ce n'est pas lui. Il était là quand je suis rentrée de l'école, ça ne peut pas être lui. Bernard (...) ne faisait de mal à personne", dit-elle encore au Parisien

Alors que l'un de ses cousins affirme que la jeune Murielle Bolle était revenue sur ses déclarations après avoir été violentée par sa famille, elle qualifie celui-ci de "menteur". Et refuse de s'imaginer comparaître un jour devant la cour d'assises, "parce que je n'ai rien fait de mal". Mais, ajoute-t-elle, "s'il y a un procès, je me battrai". 

"J'ai du mal à trouver du travail". Murielle Bolle revient également sur l'impact de l'affaire sur son parcours personnel. L'affaire Gregory a "brisé ma vie", dit-elle. "J'ai vécu la plus longue garde à vue de l'histoire : elle a débuté en 1984 pour s'achever 33 ans plus tard (...) aujourd'hui encore, j'ai du mal à trouver du travail". 

Libérée de prison le 4 août 2017 après cinq semaines de détention suite à sa mise en examen le 29 juin pour enlèvement suivi de mort, Murielle Bolle dit avoir "été insultée par les autres détenues qui me traitaient de tueuses d'enfant". "J'ai tenté de sortir une fois dans la cour mais j'ai reçu des projectiles", décrit-elle encore. 

"J'espère qu'on connaîtra la vérité". Celle qui dit espérer que le couple Villemin lise son livre dit enfin ne pas savoir si l'affaire sera un jour résolue. "Il y a eu tellement d'erreurs dans cette affaire....Mais j'espère qu'on connaîtra la vérité", confie-t-elle au Parisien

Alors que Murielle Bolle avait été mise en examen en juin 2017 pour le rapt de l'enfant comme le couple Jacob, ces mises en examen avaient été annulées pour des raisons de procédure.