A Marseille, évacuation d'un squat ayant hébergé jusqu'à 200 migrants

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Lundi matin vers 7 heures, une quinzaine de cars de CRS s'étaient positionnés devant la caserne Masséna, près de la gare Saint-Charles. Image d'illustration.
Lundi matin vers 7 heures, une quinzaine de cars de CRS s'étaient positionnés devant la caserne Masséna, près de la gare Saint-Charles. Image d'illustration. © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
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Lundi matin tôt, un squat situé près de la gare Saint-Charles a été évacué. Les migrants ont été emmenés dans un gymnase du Nord de la ville. 

Une ancienne caserne militaire occupée depuis plusieurs mois par des migrants et qui a hébergé jusqu'à 200 personnes vendredi selon les associations, a été évacuée lundi matin à Marseille.

Une quinzaine de cars CRS. Vers 7 heures lundi, une quinzaine de cars de CRS s'étaient positionnés devant la caserne Masséna, près de la gare Saint-Charles. Une dizaine de squatteurs sont partis d'eux-mêmes, avec un sac à dos et un sac plastique à la main. "On n'est pas des voleurs, on veut juste dormir tranquille !", a expliqué un jeune Ivoirien. "J'ai souffert pour venir en Europe et maintenant je souffre en Europe ! En Afrique, au moins on ne laisse personne dormir dehors".

Des personnes "en situation régulière", selon une porte-parole. Selon Amélie Dessaux, porte-parole du collectif citoyen du 3e arrondissement, "la plupart sont demandeurs d'asile, ils sont en situation régulière". "Ils ne comprennent pas pourquoi on ne les laisse pas dormir, même dans un endroit aussi pourri, et se demandent bien où on va les emmener", a-t-elle ajouté.

Installés temporairement dans un gymnase. Les policiers ont fait sortir, dans le calme, la trentaine de personnes qui restaient dans le squat vers 9h.  "La plupart sont partis avant, notamment des mineurs et une femme enceinte de 8 mois qu'on a fait sortir hier", a expliqué Lise Maillard, attachée parlementaire du député des Bouches-du-Rhône Jean-Luc Mélenchon. Les migrants, escortés par la police, ont été emmenés en bus dans un gymnase du Nord de la ville où ils doivent être temporairement hébergés. "Mais après on ira où ? on ne sait pas", se désespère un jeune guinéen.