Harcèlement : "amnistie pour les agresseurs"

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Les deux femmes qui accusent le député-maire de Draveil (Essonne) Georges Tron de viols ont dénoncé samedi l'abrogation de la loi sur le harcèlement sexuel, qui constitue selon elles "une sorte d'amnistie pour les agresseurs sexuels". Dans un communiqué, Eva Loubrieu et Virginie Faux "tiennent à exprimer leur stupéfaction face à une décision d'une brutalité inouïe pour les victimes". Par sa décision, qui se traduit par l'annulation de toutes les procédures en cours pour harcèlement sexuel, le Conseil constitutionnel crée, "en pleine affaire DSK et Tron, une sorte d'amnistie pour les agresseurs sexuels", ont affirmé ces deux anciennes employés municipales.

Georges Tron, 54 ans, a été mis en examen le 22 juin 2011 pour viols et agressions sexuelles en réunion et par personne ayant autorité et non pour harcèlement. Il avait démissionné de son poste de secrétaire d'Etat à la Fonction publique le 29 mai 2011, après que ces accusations avaient été rendues publiques.

Concernant cette affaire, les deux femmes "ne doutent pas que les éléments du dossier déjà recueillis au cours de l'instruction, totalement accablants pour Georges Tron et appuyés par pas moins de quatorze témoignages, permettront le renvoi prochain de leur agresseur présumé devant les tribunaux pénaux pour y répondre de ses actes". Georges Tron, qui nie les faits et met en avant la thèse du complot fomenté par le Front national, doit être confronté jeudi à Eva Loubrieu et Virginie Faux.