France Télécom : l'ex-numéro 2 en examen

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L'ancien numéro deux de France Télécom, Louis-Pierre Wenes, et l'ancien directeur des ressources humaines Olivier Barberot ont été mis en examen pour harcèlement moral jeudi dans l'enquête sur la vague de suicides chez l'opérateur. Il ont été placés sous contrôle judiciaire avec une caution de 75.000 euros, a précisé une source judiciaire.

Ces mises en examen interviennent après celle mercredi de l'ancien président du groupe, Didier Lombard, également pour harcèlement moral, et avant l'audition vendredi après-midi de France Télécom comme personne morale.

Un rapport de l'Inspection du travail mettant en cause la gestion du personnel et une plainte de Sud avaient conduit à l'ouverture d'une information judiciaire en avril 2010. Début avril, dans le cadre de cette enquête, des perquisitions ont été menées au siège parisien du groupe.

En 2008 et 2009, le nombre des suicides de salariés s'est établi à 35, selon direction et syndicats. Engagée dans des restructurations, l'entreprise avait supprimé 22.000 postes entre 2006 et 2008 et procédé à 10.000 changements de métier.