Faut-il légaliser le statut d’assistant sexuel pour les personnes handicapées ?

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LA QUESTION DU JOUR - L'Essonne réfléchit à la mise en place d'assistants sexuels.

Le département de l'Essonne a relancé jeudi une proposition très controversée : la mise en place d'un statut "d'assistant sexuel" pour les personnes handicapées. Le président du Conseil général, Jérôme Guedj (PS), propose en effet "une intervention solide de la puissance publique sur la question de la sexualité des personnes handicapés". L'aide se ferait alors via les services d'accompagnement à la vie sociale (SAVS), ces structures médico-sociales financées par les Département et gérées par des associations.

Une initiative qui a reçu le soutien de de l'Association des paralysés de France, mais pas du Comité consultatif national de l'étique, qui a récemment rendu un avis défavorable sur ce procédé, pour l'heure illégal en France. Un projet par ailleurs décrié par les féministes, qui redoutent une nouvelle forme de prostitution. Cela n'a pourtant "rien à voir avec de la prostitution", défend l'élu socialiste car "la relation tarifaire est bannie".