Des centaines de personnes commémorent le drame d’Allinges

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Rédaction Europe1.fr , modifié à
Plusieurs centaines de personnes ont participé mardi matin à une cérémonie religieuse commémorant le premier anniversaire du drame d'Allinges, en Haute-Savoie, dans lequel sept collégiens avaient trouvé la mort dans l'accident de leur bus avec un train.

Un an après, même jour, même heure. A 13h57, un train express régional s'est arrêté une minute au passage à niveau, théâtre de l'accident le 2 juin 2008. Un TER assurant la liaison entre Evian-les-Bains et Genève avait percuté un car scolaire sur ce passage à niveau, tuant sept adolescents du collège de Margencel, en Haute-Savoie, et faisant 25 blessés.

Plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles les familles des adolescents tués, ainsi que seize survivants, ont participé à une cérémonie religieuse sous un chapiteau, près du château d'Allinges. Une stèle commémorant le drame, représentant un livre ouvert avec sept étoiles partant vers le ciel, a également été inaugurée, devant laquelle des gerbes de fleurs ont été déposées.

Une autre plaque a aussi été dévoilée, afin de rendre hommage au professeur d'histoire-géographie, à l'initiative de la sortie fatale, qui s'était donnéla mort un mois après les faits. Le chauffeur du car scolaire avait été mis en examen "pour homicides et blessures involontaires", la justice lui reprochant de ne pas avoir respecté les feux clignotants annonçant l'arrivée du train, ce qu'il a démenti.

L'accident avait entraîné une série de mesures pour renforcer la sécurité des passages à niveau en France, notamment celui d'Allinges, dont le franchissement est désormais interdit aux autocars et aux poids-lourds. Le Réseau ferré de France (RFF), propriétaire des voies ferroviaires, a par ailleurs décidé de le supprimer.

L’enquête, confiée depuis le mois de mars à deux juges du pôle de l'instruction d'Annecy, avance très lentement du fait de la complexité technique du dossier. Une reconstitution du drame est prévue le 16 juin. Les enquêteurs cherchent notamment à comprendre pourquoi le chauffeur du car scolaire a calé "une poignée de secondes" sur le passage à niveau sans parvenir à s'extraire de la voie avant l'arrivée du train.