Trois spationautes sont arrivés à l'ISS à bord d'un vaisseau russe Soyouz

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Christina Koch, Alexeï Ovtchinine, Nick Hague sont arrivés à bon port vendredi.
Christina Koch, Alexeï Ovtchinine, Nick Hague sont arrivés à bon port vendredi. © SHAMIL ZHUMATOV / POOL / AFP
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Vendredi, trois spationautes sont arrivés à l'ISS après un vol réussi de la fusée russe Soyouz. 

Un cosmonaute russe et deux astronautes américains sont arrivés vendredi à la Station spatiale internationale à bord d'un vaisseau russe Soyouz, un voyage parfaitement accompli cinq mois après le lancement raté d'une fusée transportant deux de ces passagers.

Un vol reprogrammé. En octobre, l'Américain Nick Hague et son collègue russe Alexeï Ovtchinine étaient revenus sur Terre grâce au système d'évacuation d'urgence des fusées Soyouz, quelques minutes après le lancement. Ils avaient finalement été reprogrammés sur cette nouvelle expédition, accompagnés d'un troisième membre d'équipage, l'astronaute de la Nasa Christina Koch.

"Contact et capture". La fusée a décollé sans incident du cosmodrome russe de Baïkonour au Kazakhstan et s'est amarrée à l'ISS moins de six heures plus tard, à plus de 400 km au-dessus de la surface de la Terre, à 01h01 GMT (3h01 en France), quelques minutes avant l'heure prévue. "Le mécanisme d'amarrage est engagé", a annoncé le commandant de la mission, Alexeï Ovtchinine. "Contact et capture", a confirmé le commentateur de la Nasa, lors de la retransmission en direct des opérations, grâce à des caméras haute définition à bord de l'ISS.

Soyouz, une image ternie. Selon les conclusions de la commission d'enquête russe, l'échec du lancement du 11 octobre est dû à une "déformation" d'un capteur lors de l'assemblage de la fusée Soyouz à Baïkonour. Après une suspension, une fusée Soyouz avait redécollé en décembre avec deux astronautes canadien et américaine et un Russe. Mais l'incident, ainsi qu'une série d'échecs et de problèmes techniques ces dernières années, ont terni l'image de l'industrie spatiale russe, qui fait la fierté du pays.

"Le Soyouz est une machine vieille mais fiable", a souligné l'expert Vadim Loukachevitch, ajoutant que le remplacement de pièces à la dernière minute, comme ce fut encore le cas cette semaine, était une pratique courante.

Concurrence américaine. Les fusées russes Soyouz conservent ainsi un taux particulièrement élevé de lancements réussis, mais leur suprématie est contestée par la nouvelle capsule américaine Crew Dragon de SpaceX, qui a accompli le 8 mars une mission de six jours dans l'espace, s'amarrant à l'ISS puis revenant sur Terre sans encombre. Cette démonstration ouvre la voie à la reprise des vols habités depuis les Etats-Unis, arrêtés en 2011 avec la fin des navettes spatiales, qui furent le moyen de transport des astronautes américains pendant trente ans. Le lancement de jeudi doit rétablir le nombre d'occupants de la station spatiale à six.