"Sans santé, il n'y a pas d'économie", assure le patron Europe de l'OMS

, modifié à
  • A
  • A
Hans Kluge 1:09
"Aujourd'hui nous l'avons vu, sans santé il n'y a pas d'économie, il n'y a pas de sécurité nationale", assure le Dr Hans Kluge. © AFP
Partagez sur :
Alors que la plupart des pays d'Europe commencent un déconfinement progressif, le Dr Hans Kluge, directeur régional OMS Europe, invité vendredi d'Europe 1, appelle les Etats à tirer des leçons de la crise du coronavirus. 
INTERVIEW

Après des semaines de confinement de la population pour endiguer l'épidémie de coronavirus, la plupart des pays d'Europe, dont la France, commencent un déconfinement progressif. Après des semaines passées en première ligne, les soignants font entendre leurs revendications : des moyens pour améliorer leurs conditions de travail. Dr Hans Kluge, directeur régional de OMS Europe, dispose d'une vision d'ensemble de la gestion de la crise sanitaire et invite ainsi à tirer les leçons de la pandémie sur Europe 1. "La santé publique mérite vraiment une place prioritaire dans l'agenda politique", assure-t-il.

Pas d'économie sans santé

"C'est important que les politiciens, les chefs d'Etat, les Premiers ministres, n'oublient pas cette importance", ajoute Hans Kluge. "Avant, on disait 'la santé est importante pour l'économie'. Aujourd'hui nous l'avons vu, sans santé il n'y a pas d'économie, il n'y a pas de sécurité nationale." Le directeur régional de l'OMS Europe salue néanmoins les mesures mises en œuvre par les pays. 

Alors que la plupart des pays entament un déconfinement progressif, le directeur régional de l'OMS Europe appelle à ne pas relâcher la vigilance. "Il est très important de rappeler à tous et à toutes que tant qu'il n'y aura pas de vaccin et de traitement efficace, il n'y aura pas de retour à la normale. Ce virus ne disparaîtra pas tout simplement, alors le comportement personnel de chacun d'entre nous va déterminer le comportement du virus." 

"Toutes les autorités ont pris des mesures très sérieuses. On doit vraiment garder, pas seulement la surveillance épidémiologique, mais la surveillance sociale. Parce que les gouvernements ont fait beaucoup, et maintenant la responsabilité revient surtout aux gens", résume Hans Kluge. 

Europe 1
Par Mathilde Durand