"Petite pathologie", "maladies chroniques" : timide retour des patients chez le généraliste

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Les patients commencent timidement à retourner voir leur généralistes. (photo d'illustration) 1:46
Les patients commencent timidement à retourner voir leur généralistes. (photo d'illustration) © AFP
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Désertées depuis l'apparition du coronavirus, les salles d'attente des généralistes commencent doucement de nouveaux à voir défiler des patients non atteints par le coronavirus. Invité de "Sans Rendez-vous" jeudi, le docteur Jean-Louis Bensoussan confirme un timide regain d'activité dans son cabinet. 

Les patients commencent doucement à revenir. Peu de temps après le début du confinement, les médecins généralistes avaient tiré la sonnette d'alarme face à la désertion de leur cabinet par des patients qui ne sont pas atteints du coronavirus. Mais à quelques jours du lancement du déconfinement, si "c'est encore un peu le cas", le phénomène est "beaucoup moins" marqué, indique au micro d'Europe 1 le docteur Jean-Louis Bensoussan.

Le timide retour de certains patients

Invité de l'émission "Sans Rendez-vous" ce jeudi, le généraliste a vu revenir dans son cabinet "les patients touchés par des maladies chroniques", qui consultent tous les trois à six mois, mais aussi les personnes venant pour de la "petite pathologie, les petits bobos de tous les jours". Toutefois, le syndicat MG France, dont fait partie Jean-Louis Bensoussan, chiffre une baisse d'activité des médecins généralistes "entre 30% et 40% par rapport à une période équivalente".

Retarder une consultation n'est pas sans conséquence

Un pourcentage qui reste inquiétant, puisque les patients qui retardent leurs consultations peuvent aggraver leur pathologie. "Rien que cette semaine, j'ai eu le cas deux fois", confirme le docteur Bensoussan. "Deux patients souffrant d'hypertension avaient renouveler leur traitement une première fois en pharmacie, pensant bien faire, mais ils se sentaient un peu fatigués, essoufflés, et sont donc venus consulter. Ils étaient en réalité en train de développer une pathologie cardiaque qui aurait pu donner de graves conséquences."

Europe 1
Par Ugo Pascolo