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Benjamin Peter, édité par Clément Perruche , modifié à
Depuis l'ouverture, samedi, de la campagne de rappel à tous les adultes, les centres de vaccination sont une nouvelle fois pris d'assaut par les Français. À Montauban, dans le Tarn-et-Garonne, un centre qui venait de fermer ses portes a été rouvert lundi matin. Europe 1 s'est rendue sur place.
REPORTAGE

Depuis les annonces d'Olivier Véran, les sites de réservation de rendez-vous sont pris d'assaut par les Français qui sont éligibles à la troisième dose et des centres de vaccination qui avaient dû fermer rouvrent un peu partout. À Montauban, où le taux d'incidence est passé au-delà des 200 et où le masque est redevenu obligatoire dans les rues, un centre qui venait de fermer ses portes a rouvert lundi matin.

Flux de patients continu

Dans les boxes de vaccination, le flux de patients est continu. Cela faisait des semaines que les soignants n'avaient pas vu ça. Faute de patients, le centre avait dû fermer ses portes mercredi dernier. Mais pour le directeur de l'ARS d'Occitanie, Pierre Ricordeau, avec l'ouverture à tous les adultes de la campagne de rappel, ces grands centres sont à nouveau nécessaires. "Je crois que le message est passé qu'il fallait se protéger complètement. La masse des personnes qui doivent faire leur rappel est très importante. On a donc besoin de renforcer les centres de vaccination et donc certains doivent rouvrir", explique-t-il au micro d'Europe 1.

Incertitude sur la multiplication des doses de rappel

Dominique travaille dans un bar. Il est content d'avoir pu trouver un rendez-vous rapidement pour prolonger son pass sanitaire au-delà du 15 janvier. Mais il redoute d'avoir à multiplier ses doses de rappel. "On nous dit 'la deuxième, ça va être terminé, vous êtes bons'. Et finalement, il en faut une troisième. Quand on voit aujourd'hui qu'il y a un autre virus en Afrique du Sud qui vient de se développer, on se dit peut-être que cette troisième dose ne servira à rien", s'interroge-t-il.

Ce centre de Montauban peut vacciner jusqu'à 500 personnes par jour. Mais il envisage également de réactiver, comme au printemps dernier, des unités mobiles pour se rendre dans les villages les plus reculés du département.