Calculer son risque de contracter un cancer du sein, c’est (bientôt) possible

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© MYCHELE DANIAU / AFP
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A partir de septembre, l'hôpital américain de Neuilly lance son "Institut du risque", qui permettra de mesurer concrètement le niveau de risque individuel d’une femme.

Actuellement, toutes les Françaises, dès 50 ans, sont invitées à participer au dépistage organisé du cancer du sein : une mammographie tous les deux ans. Mais en réalité, toutes les femmes n'ont pas du tout le même niveau de risque de contracter cette maladie. Et justement, proposer aux femmes de mesurer concrètement leur niveau de risque individuel, c’est ce que s'apprête à faire l'hôpital américain de Neuilly, dès le mois de septembre, en lançant son "Institut du risque". Une nouvelle manière d’appréhender cette maladie dans une consultation spécialisée où chacune, dès 35 ans, pourra faire évaluer son propre risque grâce à différents tests.

Quel est votre mode de vie ? L'institut du risque, c'est deux heures de consultation au cours desquelles des médecins passent à la loupe tous les facteurs de risque de façon détaillée. Cela commence par un interrogatoire très poussé, sur le mode de vie : l'alimentation, la consommation d'alcool, la contraception, par exemple, mais aussi évidemment sur les antécédents familiaux de cancer. Ensuite, il y a un examen des seins et enfin, si c'est nécessaire, une mammographie.

"On pourra proposer un programme de surveillance radiologique sur mesure". Au final, toutes ces informations sont entrées dans une base de données, un logiciel qui va déterminer le "Mammo Risque". C'est à dire le score individuel de risque de cancer du sein, précise Dr Mahasti Saghatchian, oncologue médical à l'hôpital américain :"ce score va nous dire quel est le pourcentage de risque de survenu d’un cancer du sein dans les 5 ans. Mais aussi si cette femme est plutôt à bas risque, à risque moyen, à haut risque ou à très haut risque. On pourra donc lui proposer un programme de surveillance radiologique sur mesure en lui disant, faites une mammographie dans cinq ans ou alors justement tous les deux ans, ou même encore, pour vous il faut faire à chaque fois en plus une échographie et une IRM".

Alors selon cet oncologue, c'est certain, la majorité des femmes vont sortir de ces deux heures avec un "Mammo risque" faible et donc rassurée. Enfin, pour bénéficier de cette consultation d'un nouveau genre, il faudra tout de même débourser quelques centaines d'euros, à priori moins de 500, non remboursés par l'Assurance maladie. A terme, une partie pourrait être prise en charge par certaines mutuelles.