Wauquiez (LR) dénonce une "amnésie" de Macron sur le pouvoir d'achat

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Laurent Wauquiez accuse le président de la République de mentir sur le pouvoir d'achat.
Laurent Wauquiez accuse le président de la République de mentir sur le pouvoir d'achat. © ERIC FEFERBERG / AFP
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En invoquant notamment un discours de campagne prononcé le 10 décembre 2016 par Emmanuel Macron, Laurent Wauquiez a dénoncé dimanche le double discours du chef de l'État.

Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez a dénoncé dimanche "une amnésie présidentielle sur le pouvoir d'achat", après les déclarations d'Emmanuel Macron au Journal du Dimanche selon lesquelles il ne s'était "pas engagé" sur ce thème.

"Le président ment". "Je suis bien sûr sensible à la problématique du pouvoir d'achat. Mais moi, je ne me suis pas engagé là-dessus. Je me suis engagé sur le travail, sur le mérite", expose le président dans cet entretien réalisé lors de son voyage aux Antilles. "Je dénonce aujourd'hui cette amnésie présidentielle sur le pouvoir d'achat. Parce que le président, quand il dit cela, ment", a rétorqué Laurent Wauquiez lors d'une réunion départementale de LR à Annecy-le-Vieux, en Haute-Savoie, en invoquant un "meeting de Versailles le 10 décembre 2016."

Ce que Macron avait dit pendant sa campagne. Dans un discours prononcé le 10 décembre 2016 à la Porte de Versailles à Paris, Emmanuel Macron, alors candidat En Marche à la présidentielle, avait expliqué son plan d’augmentation de la CSG et promis qu'en dépit de ce changement, "le pouvoir d'achat de tous les travailleurs (allait) augmenter", selon la transcription de son discours consultée dimanche par l'AFP sur le site de La République en marche. Emmanuel Macron s'était engagé dans le même discours à "protéger le pouvoir d'achat de tous les retraités modestes".

"Moi je n'oublie pas". Laurent Wauquiez, citant encore la fiscalité des carburants notamment, a fustigé dimanche un président "capable à ce point-là de dire un jour une chose et l'autre jour autre chose." Et de conclure : "Moi je n'oublie pas, et je ne le laisserai pas ainsi berner les Français".