Temps de travail des internes : sanctions pour les hôpitaux qui ne respecteront pas la loi

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La situation dans les hôpitaux est dénoncée depuis de longs mois par les personnels concernés
La situation dans les hôpitaux est dénoncée depuis de longs mois par les personnels concernés © Sameer Al-Doumy / AFP
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La ministre de la Santé Agnès Buzyn a promis dimanche que les hôpitaux qui ne respectent pas la loi en matière de temps de travail des internes en médecine, en grève illimitée depuis mardi, pourraient être passibles de sanctions.

"Leur temps de travail n'est pas respecté, c'est contre la loi", a déclaré la ministre de la Santé Agnès Buzyn sur BFMTV au sujet du temps de travail des internes en médecine. Alors que médecins, soignants et internes comptent se mobiliser pour la grande journée de manifestations du 17 décembre, la ministre a promis que les hôpitaux ne respectant pas la loi sur cette question seront passibles de sanctions.

Selon la ministre, les internes "ne doivent pas travailler plus de 48 heures par semaine. Or, c'est parfois beaucoup plus". Elle a ainsi promis que les dépassements du temps de travail réglementaire seraient "rendus publics, dans tous les hôpitaux", qui "pourraient avoir des sanctions".

"La qualité et le temps de formation est en constante décadence"

Les internes, appelés à la grève depuis le 10 décembre par l'Intersyndicale nationale des internes, principal syndicat (Isni), dénoncent depuis plusieurs mois la "dégradation des soins" et le dépérissement de l'hôpital public, "lieu privilégié" de leur formation. "La qualité et le temps de formation est en constante décadence", écrit l'Isni dans un communiqué transmis à l'AFP samedi. Pour lutter contre "les dérives de leur temps de travail", il réclame le décompte de leurs heures pour identifier les services avec les plus importants manquements.

Manifestations le 17 décembre et le 20 janvier

D'après Agnès Buzyn, des discussions pourraient prochainement s'ouvrir pour "valoriser leur temps de travail additionnel" et "faire en sorte que la réglementation s'applique, c'est-à-dire qu'ils aient un repos compensatoire après une garde". Après neuf mois de crise à l'hôpital public, les internes rejoindront mardi les médecins et soignants mobilisés partout en France pour réclamer davantage de moyens et d'effectifs et "rester visibles", malgré les actions prévues le même jour contre la réforme des retraites.

Dans son communiqué, le syndicat appelle en outre à une manifestation nationale à Paris le lundi 20 janvier.

Europe 1
Par Europe 1 avec AFP