Sénatoriales : le candidat LR à la présidentielle Bruno Retailleau réélu en Vendée

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avec AFP
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Bruno Retailleau. [Ludovic MARIN / AFP]

Bruno Retailleau, candidat des Républicains à l'élection présidentielle et ancien ministre de l'Intérieur, a été réélu dimanche sénateur en Vendée, selon les résultats définitifs des élections sénatoriales. Les trois candidats de sa liste d'union avec le centre ont enregistré 62,48% des voix.

Le candidat Les Républicains à la présidentielle Bruno Retailleau a été réélu dimanche sénateur en Vendée, selon les résultats définitifs des élections sénatoriales publiés par le ministère de l'Intérieur. Les trois candidats de sa liste d'union avec le centre ont enregistré 62,48% des voix. L'ancien ministre de l'Intérieur n'envisage pas pour autant de ralliement avec le bloc central sur la route de l'Elysée.

Un certain affaiblissement de LR

La mainmise des Républicains sur l'hémicycle, avec leurs alliés centristes, n'est pas bouleversée par ce renouvellement de 178 sièges sur 348, pas plus que la réélection probable de Gérard Larcher (LR) à la présidence de l'institution, programmée jeudi.

Mais l'érosion de LR (131 sièges avant le vote), qui pourrait perdre une dizaine de sièges en attendant les décomptes définitifs, révèle un certain affaiblissement, alors que Bruno Retailleau - facilement réélu en Vendée - espère damer le pion aux candidats du bloc central en vue de la présidentielle. "Il n'y aura pas de porosité. Nous resterons sur notre ligne", a insisté le chef du groupe LR Mathieu Darnaud, réélu confortablement en Ardèche.

Comme prévu, Les Républicains ont souffert dans la couronne méditerranéenne. L'UDR du nouveau maire de Nice Eric Ciotti a ainsi raflé deux sièges dans les Alpes-Maritimes, quand le RN en a pris deux dans le Var et deux autres dans les Bouches-du-Rhône, entre autres terres de conquête. La députée RN Edwige Diaz a réussi son pari en Gironde, et passera du Palais Bourbon au Palais du Luxembourg. Pari perdu en revanche pour Marie-Caroline Le Pen, soeur de Marine Le Pen, battue logiquement dans la Sarthe.

Dispersion des voix à gauche

A gauche, la présence quasi-systématique de listes LFI en concurrence avec les autres formations politiques a créé une certaine dispersion des voix, comme chez les Français de l'étranger. Le député LFI Gabriel Amard, par ailleurs gendre de Jean-Luc Mélenchon, a néanmoins créé la surprise. "Gabriel Amard nous fait entrer au Sénat, en dépit de toutes les tentatives de barrage. Heureux augure pour 2027", a salué le leader du mouvement sur X.

Le Parti socialiste (65 sièges avant le scrutin) a perdu quelques plumes, dans la Creuse par exemple, mais a obtenu quelques gains, dans le Doubs et l'Hérault notamment. Les décomptes définitifs diront si le PS reste ou non la deuxième force du Sénat devant l'Union centriste (59 sièges). Quant aux Écologistes, ils ont perdu un siège en Gironde et en Alsace, conséquence logique de la bascule de Bordeaux et Strasbourg aux municipales.

Horizons, représenté par le groupe des Indépendants (20 membres), peut pour sa part légitimement croire à quelques gains, non négligeables pour la dynamique d'Edouard Philippe sur la route de l'Elysée. Alors qu'une incertitude planait sur l'avenir du groupe macroniste RDPI (19 membres), orphelin de son influent président François Patriat décédé cet été, son représentant Xavier Iacovelli a assuré qu'il se maintiendrait.