Marche pour le climat : "Ce sont des gens qui nous disent 'ne relâchez pas, faites toujours plus'", estime Emmanuelle Wargon

, modifié à
  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :
Au micro d'Europe 1, la secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire a voulu relativiser la faible mobilisation de samedi lors de la marche contre le réchauffement climatique à Paris.
INTERVIEW

Seulement 15.000 personnes ont participé à la Marche pour le climat samedi à Paris. Ils étaient 100.000 à Berlin et 100.000 à Londres. Est-ce à dire que les Français sont moins sensibles au sujet du réchauffement climatique que les autres nationalités ? "Je ne crois pas que les chiffres veulent dire que les Français soient moins préoccupés que les autres par l’écologie", a voulu balayer Emmanuelle Wargon, la secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, au micro dimanche du Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos.

"On avait des jeunes qui ont marché pour le climat vendredi. Ils étaient 15.000 à Paris samedi, mais inquiétés de l’agglomérat des 'gilets jaunes'", souligne cette responsable pour justifier la faible mobilisation. Elle rappelle également que la manifestation a été perturbée par la présence de black blocs.

"Ces manifestations [comme la Marche pour le climat] vont dans la bonne direction, ce sont des gens qui nous disent 'ne relâchez pas, faites toujours plus", explique-t-elle. "Même s’il n’y a que 15.000 personnes, ça n’entame pas la détermination du gouvernement à agir." "On est conscient de l’ampleur de la tâche et de l’ampleur des transformations à porter", assure encore Emmanuelle Wargon.

Le "pari perdu" des "gilets jaunes"

Par ailleurs, la secrétaire d’Etat a estimé que l'"acte 45" des "gilets jaunes", annoncé sur les réseaux sociaux comme une relance du mouvement de grogne né à l’automne 2018, était un "pari perdu". "Ça n’est pas la grande rentrée des 'gilets jaunes', on en a vu assez peu", relève-t-elle. "Ce mouvement est à la fois une inquiétude forte liée à notre modèle, et une colère", ajoute Emmanuelle Wargon. "L’inquiétude est toujours là, la colère semble s’exprimer moins, et c’est heureux."