LR valide l'élection d'un proche de Wauquiez à la tête des jeunes

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Aurane Reihanian a été élu mi-octobre à la tête des jeunes LR.
Aurane Reihanian a été élu mi-octobre à la tête des jeunes LR. © SEBASTIEN SALOM GOMIS / AFP
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Malgré des accusations de fraude, Aurane Reihanian a été confirmé dans son poste de nouveau président des jeunes LR face à Charles-Henri Alloncle.

Un fidèle de Laurent Wauquiez à la tête des jeunes LR. Et cette fois, c'est définitif. La Haute autorité des Républicains a validé l'élection, à la tête de son mouvement de jeunes d'Aurane Reihanian, au terme d'une campagne houleuse marquée par des accusations réciproques de fraude des deux candidats en lice. La Haute autorité de LR a aussi validé l'élection, les 13 et 14 octobre, de tous les présidents de fédérations, y compris celle, contestée, du député Éric Ciotti dans les Alpes-Maritimes, selon un communiqué publié lundi. 

Accusé d'utilisation illicite du fichier des adhérents. La liste d'Aurane Reihanian, 25 ans, avait obtenu 58,41% des voix face à celle conduite par Charles-Henri Alloncle, selon des résultats publiés le 13 octobre, dans un scrutin à 36,5% de participation, mais dont le nombre de votants n'a pas été divulgué. Charles-Henri Alloncle avait déposé un recours en annulation du scrutin. Il accusait son concurrent d'utilisation illicite du fichier des adhérents, dénonçant un enregistrement audio dans lequel on entendait Aurane Reihanian prôner de "tenter" de récupérer les identifiants d'adhérents. Aurane Reihanian avait à son tour accusé Charles-Henri Alloncle, copies d'écran à l'appui, d'usurpation de l'identité de Laurent Wauquiez, de faux parrainages et d'avoir utilisé le fichier national des jeunes LR.

Une polémique sur la PMA. Doctorant en droit, président des "Jeunes avec Wauquiez", Aurane Reihanian est conseiller technique du président de LR à la région Auvergne-Rhône-Alpes. Il avait suscité la polémique en déclarant notamment au quotidien Libération que les enfants issus de PMA "ne devraient même pas exister", avant de s'excuser. Dans son communiqué, la Haute Autorité exprime "sa réprobation à l'égard des propos tenus dans l'enregistrement rendu public le jour du scrutin", mais juge que "l'hypothèse d'une fraude (doit) être écartée car elle ne pouvait techniquement avoir été mise en oeuvre".