"La France Insoumise est une force politique qui ne repose pas que sur Jean-Luc Mélenchon", assure Manuel Bompard

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Invité d'Europe 1, jeudi matin, le député européen est revenu sur l'absence annoncée du chef de son parti aux "Amfis d'été" de la France insoumise, ce week-end, à Toulouse. 
INTERVIEW

Les "Amfis d'été", l'université de la France Insoumise (LFI), s'ouvrent jeudi à Toulouse… en l'absence du leader de la formation politique de gauche, Jean-Luc Mélenchon. Mercredi, l'ancien candidat à l'élection présidentielle a annoncé qu'il n'y participerait pas en raison d'une visite à l'ex-président brésilien Lula, incarcéré dans son pays. Invité d'Europe 1, jeudi matin, Manuel Bompard, député européen et chef de la délégation LFI à Bruxelles, estime que cette nouvelle ne remet pas l’événement en cause. 

Une "nouvelle génération" à la France Insoumise

"Jean-Luc Mélenchon avait fait la demande de pouvoir rendre visite à Lula", explique d'abord Manuel Bompard. "Cette demande de rencontre a été acceptée, et je trouve que c'est très positif pour nous. Il a pu voir le président mexicain (Andrès Manuel Lopez Obrador) cet été, il va voir l'ancien président brésilien, ça démontre à ceux qui pensent que Jean-Luc Mélenchon était fini qu'il a une stature internationale que personne ne peut contester."

Fusse-t-elle justifiée, cette absence ne risque-t-elle pas de donner l'image d'un mouvement divisé ou sans leader ? "La France insoumise est une force politique qui ne repose pas que sur Jean-Luc Mélenchon", balaye Manuel Bompard. "Le fait qu'il ne puisse pas être là ce week-end va démontrer qu'il y a, à la France insoumise, une nouvelle génération tout à fait en capacité d'animer et de faire vivre ce mouvement." 

Jean-Luc Mélenchon "reste une référence"

Pour autant, le député européen ne nie pas le rôle central du chef de son mouvement. "Je pense qu'il est celui qui a amené La France insoumise à près de 20% à l'élection présidentielle, il reste une référence", commente Manuel Bompard, reconnaissant que ce bon score a depuis été terni par celui des élections européennes (6,31% des voix). "On a assumé le fait que ce résultat n'était pas à la hauteur de nos attentes. (...) Mais nous voulons toujours convaincre qu'il est possible de faire autrement que ce que fait le président de la République aujourd'hui."