Jean-Baptiste Djebbari : "L'État sera toujours aux côtés de la SNCF"

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Alors que la crise du Covid-19 a coûté 4 milliards d'euros supplémentaires à la SNCF, le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, invité d'Europe 1 mardi matin, a affirmé que l'État sera toujours aux côtés de l’entreprise de transports, comme il l'est "depuis le début de la mandature d'Emmanuel Macron".
INTERVIEW

"L’État sera toujours aux côtés de la SNCF dans cette crise inédite", assure Jean-Baptiste Djebbari. Invité d'Europe 1, mardi matin, le ministre délégué aux Transports a assuré que le secteur ferroviaire serait soutenu par l'État au même titre que le secteur aéronautique, à qui il a apporté 11 milliards d'euros, et le secteur automobile à qui il a versé 8 milliards.

4 milliards de manque à gagner

"J'ai eu l'occasion d'échanger avec Jean Castex et Jean-Pierre Farandou, le patron de la SNCF, hier, après la séquence du fret", affirme-t-il, évoquant les premières mesures du plan de relance du fret ferroviaire, annoncées lundi par le Premier ministre. Rappelant que l'État sera présent pour l'entreprise ferroviaire, Jean-Baptiste Djebbari a rappelé que cela avait déjà été le cas durant la grève qui a précédé de quelques mois la crise sanitaire. Grève qui avait coûté un milliard d'euros à la SNCF, "avec des surcoûts qui n'étaient pas prévus". Après la crise et le confinement, le manque à gagner de la SNCF s'élève aujourd'hui à 4 milliards d'euros.

Fret, trains de nuit, petites lignes...

"L'État a été au côté de la SNCF depuis 2017", insiste-t-il, énumérant la reprise de 35 milliards de dette, mais aussi la mise au chômage partiel de 110.000 cheminots pendant la crise liée au coronavirus. "L'État, depuis le début de cette mandature d'Emmanuel Macron, est aux côtés de la SNCF, et nous continuerons d'avoir beaucoup d'ambition sur le ferroviaire". Une ambition qui se traduit, selon le ministre, par la relance du fret et des trains de nuit, mais aussi le plan de sauvegarde de 9.000 kilomètres de petites lignes ferroviaires.

Devant les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat, Emmanuel Macron avait en effet assuré de sa volonté de "redévelopper" massivement le fret ferroviaire. "On va redévelopper les trains de nuit. Là aussi, on va redévelopper les petites lignes de trains parce que tout ça, ça permet de faire des économies et ça permet de réduire nos émissions" de polluants, avait affirmé le chef de l'État. Pour ce qui est de la sauvegarde des petites lignes ferroviaires, Jean-Baptiste Djebbari affirme que le plan est engagé depuis février, "et nous entendons bien continuer".

Europe 1
Par Pauline Rouquette