Hôpitaux : "Par manque de médecins, beaucoup de malades vont aux urgences alors qu'ils ne devraient pas", estime Jacqueline Gourault

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Sur Europe 1, la ministre de la Cohésion des territoires a défendu l'action du gouvernement pour répondre à la colère des urgentistes.
INTERVIEW

Alors qu'Agnès Buzyn doit présenter mardi au Sénat son projet de loi Santé, une grande journée de mobilisation est prévue mardi dans les hôpitaux pour réclamer une hausse des salaires et des effectifs. Invitée d'Europe 1, la ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales Jacqueline Gourault, a vanté l'action du gouvernement pour répondre à la défiance des urgentistes, notamment l'embauche de 400 généralistes à travers le pays. 

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"Quand il y a des urgences, il faut réquisitionner"

"On ne peut pas décorréler la crise des urgentistes de la crise démographique de médecins libéraux sur le territoire", a jugé la ministre au micro d'Audrey Crespo-Mara. "Par manque de médecins généralistes, mais aussi de permanence des soins, beaucoup de malades vont vers les urgences alors qu'ils ne devraient pas y aller".

Si la ministre reconnaît les raisons de la colère des urgentistes, elle défend toutefois la réquisition de certains, contraints comme récemment à Lons-le-Saunier, de rejoindre leur poste de travail. "La loi le permet", rappelle Jacqueline Gourault, "quand il y a des urgences et des malades, il faut réquisitionner des urgentistes pour faire le job".

Concernant les déserts médicaux, cette proche de François Bayrou vante les mesures prévues par dans le projet de loi Santé porté par Agnès Buzyn, comme l'embauche de "400 généralistes envoyés sur les territoires où il y a la plus grande déficience" et payés par l'État. Et la ministre d'évoquer également la suppression du numérus clausus.