Grenelle des violences conjugales : l'eurodéputé RN Nicolas Bay craint "que ce soit essentiellement de la communication"

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Invité mardi d'Europe 1, l'élu RN Nicolas Bay a fait part de sa crainte que les moyens ne suivent pas les annonces du gouvernement pour lutter contre les violences conjugales. 
INTERVIEW

Opposant farouche à la politique du gouvernement, le Rassemblement national peut-il pour autant soutenir l'action de l'exécutif dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Alors qu'Édouard Philippe a dévoilé mardi un éventail de mesures en ouverture du "Grenelle des violences conjugales", le député européen RN Nicolas Bay, invité mardi d'Europe 1, craint cependant que "ce soit essentiellement de la communication, et qu'ensuite il n'y ait pas les moyens". 

"Il y a un certain nombre de mesures qu'on peut soutenir", convient l'eurodéputé au micro de David Doukhan. Les violences faites aux femmes, ajoute-t-il, sont "un vrai sujet, un sujet grave". La recrudescence de ces violences, estime-t-il "nécessite une réponse forte", tout comme celle "de toutes les formes de violence, de criminalité, de délinquance dans notre pays". 

"On a un État de plus en plus faible"

"Aujourd'hui, vous avez de nombreuses injonctions judiciaires qui ne sont souvent pas respectées", et dont le non-respect n'est "pas sanctionné", souligne Nicolas Bay, pour qui "on a un État de plus en plus faible". Or, ajoute-t-il, "quand l'État est faible, ce sont les plus fragiles qui en sont victimes". Plus largement, Nicolas Bay réclament "un réarmement matériel, humain, mais aussi le réarmement moral de la police, de la justice". 

Alors que le programme de Marine Le Pen à l'élection présidentielle de 2017 ne comportait qu'une proposition portant sur la protection des femmes, Nicolas Bay assure que son parti "travaille sur les violences dans tous les domaines". "Il y a des formes de délinquance qui sont spécifiques, et il faut bien sûr les traiter. Mais il y a un problème de fond en France, c'est qu'on fait des annonces, mais elle ne se traduisent souvent pas dans les faits faute de moyens mobilisés et de volonté politique". 

Europe 1
Par Antoine Terrel