Gérald Darmanin annonce la création d'une brigade franco-italienne contre les passeurs

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Gérald Darmanin a annoncé la création d'une brigade franco-italienne pour lutter contre les passeurs. 1:25
Gérald Darmanin a annoncé la création d'une brigade franco-italienne pour lutter contre les passeurs. © AFP
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En déplacement à Rome pour le week-end sur le thème des questions migratoires, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé la création d'une brigade franco-italienne à la frontière pour lutter contre les filières de passeurs.

Des patrouilles mixtes existaient déjà à la frontière franco-italienne, mais cette fois, les deux voisins franchissent un cap : d'ici la fin de l'été, les policiers français et italiens seront placés sous un commandement unique. La création d'une brigade commune, inédite, a été annoncée par Gérald Darmanin pour renforcer la lutte contre les passeurs et l’immigration clandestine. "On sait tous que lorsque la frontière est de chaque côté gouvernée par sa police, les passeurs se jouent des différences de langue, de législation et de pratique", a justifié le ministre de l'Intérieur.

Renforcer les liens avec l'Italie en vue des prochains sommets européens

Le cadre juridique et le lieu de casernement de la brigade, qui devrait être opérationnelle dans deux ou trois mois, font encore l'objet de discussions. "C'est un point extrêmement important pour lutter contre ce passage à la frontière de populations immigrées clandestines", de la région de Vintimille côté italien vers la région de Menton côté français, a souligné Gérald Darmanin après des entretiens avec son homologue italienne, Luciana Lamorgese.

"Il faut reconduire dans leurs pays ceux qui ne sont pas là pour des questions relevant du droit d'asile", a-t-il ajouté. Ferme sur les questions migratoires, Gérald Darmanin est venu renforcer les liens avec l'Italie en vue des prochains sommets européens. Lui et son homologue italienne font front commun pour relancer l'accord de Malte, qui acte la répartition des migrants en Europe et qui a été suspendu avec le Covid-19.

Selon le ministère italien de l'intérieur, 11.191 migrants sont arrivés en Italie cette année jusqu'au 24 juillet, dont 4.000 sont des citoyens tunisiens. À cet égard, l'Italie a demandé à la France d'intervenir auprès du "gouvernement tunisien, qui connaît des difficultés économiques extrêmement fortes, pour voir comment on pouvait régler ce sujet pour justement alléger la pression migratoire en Italie", a indiqué Gérald Darmanin. Des centaines de migrants arrivent également quasi quotidiennement à Malte et sur les côtes des îles italiennes de Lampedusa et de Sicile en provenance de Libye.

 

 

Europe 1
Par Blandine Hugonnet (à Rome), édité par Ariel Guez avec AFP