La ministre en charge de l'égalité entre les femmes et des hommes et de la lutte contre les discriminations, était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews ce lundi matin. Au micro de Pierre de Vilno, elle confie qu'elle "ne voterait pas le texte sur la fin de vie" si elle était aujourd'hui députée.
Ce 15 juillet marque l'ultime vote des députés sur le texte de la fin de vie, qui prévoit notamment un volet sur un suicide assisté sous conditions à certains patients. Invitée ce lundi matin sur le plateau de La Grande interview Europe 1-CNews, la ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, confie qu'elle "ne voterait pas le texte sur la fin de vie" si elle était aujourd'hui députée.
"Les garde-fous n'ont pas été posés"
Je ne voterai pas ce texte parce que j'ai suivi les nombreux débats et je respecte évidemment celles et ceux qui ont une opinion différente de la mienne parce que je pense que c'est une question très intime. Mais aujourd'hui, je considère que les garde-fous ne sont pas suffisants dans la manière avec laquelle les débats se sont passés, sur l'absence de collégialité des médecins, sur le délai de réflexion qui est extrêmement court, sur les critères aussi qui sont posés pour savoir quelles sont les personnes qui pourraient accéder à ce qui est appelé un droit", explique-t-elle au micro de Pierre de Vilno.
"Je considère que ça va aujourd'hui trop loin et que les garde-fous nécessaires n'ont pas été posés", conclut-elle.