Engins lanceurs d'eau, hélicoptères, drones... Laurent Nuñez déploie un important dispositif de sécurité face aux risques de débordements lors des manifestations

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[© Anne-Christine POUJOULAT / AFP]

Alors que 500.000 à 780.000 personnes sont attendues dans les rues jeudi pour la mobilisation intersyndicale, les autorités redoutent des débordements en marge des cortèges. Des moyens importants seront déployés, notamment à Paris, où la présence de 400 à 600 membres de black blocs est anticipée.

Le salaire, c'est le mot d'ordre de la nouvelle mobilisation intersyndicale prévue jeudi 5 novembre partout en France. Entre 500.000 et 780.000 personnes sont attendues dans les rues. Des salariés, des lycéens et des étudiants devraient défiler ensemble. Et, une nouvelle fois, les autorités redoutent des violences en marge des cortèges, comme les 24 et 31 octobre derniers. 70.000 policiers et gendarmes seront déployés, a annoncé Laurent Nuñez.

Il s'agit du même dispositif que celui de samedi dernier, avec des moyens considérables à nouveau mobilisés, comme l'a expliqué le ministre de l'Intérieur : notamment les 26 blindés Centaure de la gendarmerie, une quinzaine d'engins lanceurs d'eau, des hélicoptères, des drones, des équipes cynophiles et des équipes équestres... "Tous les moyens spécialisés sont mobilisés, au même titre que la BRI, le RAID et le GIGN", assure-t-il.

400 à 600 blacks blocs à Paris

De tels moyens sont déployés car, une nouvelle fois, les autorités anticipent la venue de 400 à 600 blacks blocs dans les cortèges parisiens. Ces manifestants violents, vêtus tout de noir, appartiennent à la mouvance d'ultra-gauche. Ils pourraient tenter, une fois encore, de s'en prendre aux forces de l'ordre et au mobilier urbain, aussi bien dans les manifestations qu'en dehors des défilés.

"Le deuxième risque qui a été clairement identifié, c'est le risque de cortège sauvage, c'est-à-dire des cortèges qui pourraient se constituer sans avoir été déclarés et se diriger plutôt de préférence vers des bâtiments publics, des lieux publics ou commettre des exactions. Et puis le troisième risque, clairement identifié évidemment, c'est celui de la commission d'un certain nombre de pillages et de dégradations sur des commerces ou sur des bâtiments publics", détaille-t-il.

Ces violences pourraient débuter dès demain matin, très tôt, devant les établissements scolaires et les universités. Des blocages sont d'ores et déjà annoncés sur les réseaux sociaux.