Denormandie : "Je ne crois pas à la théorie du ruissellement"

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Julien Denormandie, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires, dit de ne pas croire en cette doctrine économique dont semble s’inspirer le gouvernement. 

INTERVIEW

Julien Denormandie, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires, "ne croi(t) pas à la théorie du ruissellement." "Je pense qu’il ne faut pas opposer le travail au capital. Il ne faut pas opposer les riches aux pauvres", a déclaré le secrétaire d’État, jeudi soir sur Europe 1 dans l’émission Hondelatte Raconte. Le gouvernement est régulièrement accusé par ses détracteurs (notamment dans le cadre de la réforme de l’ISF) d’appliquer cette doctrine économique libérale, qui consiste à alléger la fiscalité des plus riches pour en faire profiter (en théorie) les plus pauvres.

"J’assume totalement la réforme de l’ISF". Julien Denormandie s’inscrit dans les pas de Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, qui a assuré que la théorie du ruissellement est "une ânerie", tout en défendant les réformes du gouvernement, souvent taxées de libérales. "Mais la réforme de l’ISF je l’assume totalement", a poursuivi le secrétaire d’État.

"J’ai passé des années à sauver des entreprises en difficulté. Dans ce cas-là, mon métier était de chercher de l’argent pour les recapitaliser. A l’époque, on allait chercher de l’argent chez les Anglo-saxons, les Russes et les Chinois parce qu’il n’y avait pas Français capables d’investir dans ces entreprises. La réforme de l’ISF, qui vise à mettre l’épargne des Français dans l’investissement des PME, est bonne pour le pays et pour l’emploi", a conclu Julien Denormandie.