Quatennens LFI 1:59
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En ce 14-Juillet inédit, Emmanuel Macron s'est adressé aux Français lors d'un entretien télévisé, au cours duquel il a abordé la crise du coronavirus et le redressement du pays. Invité d'Europe 1, mardi soir, le député du Nord et coordinateur de La France insoumise, Adrien Quatennens, s'en est pris à la politique du chef de l'État, selon lui responsable de la situation dans laquelle se retrouve la France aujourd'hui.
INTERVIEW

Un mea culpa et des explications : lors d'une interview télévisée, mardi, Emmanuel Macron est longuement revenu sur la crise du coronavirus que vit la France depuis quatre mois. Le chef de l'État a évoqué "un pays bouleversé et traumatisé" et ses choix politiques (le résumé de l'interview du 14-Juillet par ici) face à cette épidémie qui a fait plus de 30.000 morts. "On avait le sentiment que tout échappait à Emmanuel Macron", tacle, pour sa part, Adrien Quatennens, coordinateur de La France insoumise et invité d'Europe 1 mardi soir. "Emmanuel Macron porte une lourde responsabilité dans la crise que nous connaissons", martèle le député du Nord. 

Les masques, "une crise politique"

Le chef de l'État a notamment abordé la question du port obligatoire du masque, alors que les signes d'un rebond de l'épidémie se multiplient. "Nous allons nous mettre en situation de pouvoir, par exemple à partir du 1er août, le rendre totalement obligatoire" dans les lieux publics clos, a-t-il annoncé. "C'est une bonne idée, mais le Président et le gouvernement nous disaient, quand il y avait pas de masques, que les masques n'étaient pas utiles. À présent qu'il y a des sur-stocks, on nous dit qu'il faut le rendre obligatoire", pointe Adrien Quatennens. "On peut douter de la fiabilité de cette politique qui consiste, au gré des stocks, à décider s'il les faut."

Selon Adrien Quatennens, pendant la crise du coronavirus, "on a d'abord géré une pénurie" de masques : "Cette crise, plus qu'une simple crise sanitaire, est une crise politique parce qu'il y a des choix politiques qui nous ont mis dans une situation de grande fragilité" au moment d'affronter le virus.

Une augmentation en trompe-l'oeil pour les soignants ?

Mais le stock de masques n'est pas le seul sujet sur lequel l'exécutif est coupable, aux yeux d'Adrien Quatennens : le parlementaire LFI reproche également au gouvernement de voir le Ségur de la santé et l'augmentation de 183 euros du salaire des soignants comme des étapes "historiques", comme l'a assuré le Premier ministre Jean Castex.

"Le gouvernement récupère sur le dos du personnel de santé les trois cinquièmes de la prime Covid qu'il leur avait allouée. (Il s'agit de) huit milliards d'euros concédés, après combien de milliards d'économies ? L'hôpital public est malade des choix politiques faits", critique le numéro deux de la formation politique. "On a eu des gouvernements euro-béats qui ont appliqué les consignes de la Commission européenne", conclut-il.