Coronavirus : "À la fin, tous les États de l'UE seront touchés de la même manière", estime Stéphane Séjourné (LREM)

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Stéphane Séjourné 2:32
Pour Stéphane Séjourné, le "problème" du coronavirus est "collectif". © Europe 1
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Invité d'Europe 1, jeudi soir, le député européen LREM Stéphane Séjourné s'est exprimé sur l'épidémie actuelle du coronavirus et les réponses possibles de l'Union européenne. Selon lui, la solution est uniquement "collective" face à cette crise protéiforme.
INTERVIEW

Comment l'Union européenne, déjà divisée sur de nombreux sujets jusqu'à présent, peut-elle trouver des réponses communes à la crise actuelle du coronavirus ? Pour Stéphane Séjourné, les Etats membres doivent comprendre qu'ils seront "touchés de la même manière à la fin" de la période actuelle, alors que certains rechignent à se montrer solidaires les uns vis-à-vis des autres.

"Le confinement a des conséquences énormes sur la question économique, notamment", estime le député européen La République en marche, selon qui "il va falloir avoir des réponses collectives, parce que le problème est collectif".

Le défi d'une meilleure communication

Pourtant, alors que l'Italie est en crise depuis plus d'un mois et que l'épidémie a déjà fait plus de 15.000 morts sur le continent, l'Europe est apparue incapable d'harmoniser une réponse commune à ce défi sanitaire d'une ampleur inédite au XXIe siècle. "Il y a beaucoup de solidarité qui se créent entre les Etats membres de l'UE, des citoyens français sont soignés notamment en Allemagne", souligne pourtant Stéphane Séjourné, selon qui "il va falloir qu'on soit meilleurs dans cette communication parce que la solidarité existe" : "La France a plus aidé l'Italie dans cette période que la Chine." 

Objectif : ne pas revivre 1929

Une solidarité qui s'exprime pour l'instant au niveau national, avec des mesures de confinement décidées pays par pays. Derrière ces mesures drastiques, assure Stéphane Séjourné, il y a une stratégie économique : "Les Etats ont décidé de sauvegarder le pouvoir d'achat des citoyens, en optant pour des dispositifs nationaux, avec le chômage partiel, afin d'éviter la liquidation d'un certain nombre d'entreprises. Il ne faut pas qu'on se retrouve dans une situ comme en 1929, où on avait mis à sac notre appareil productif."

Pour que "nos entreprises tiennent la route" pendant ce printemps meurtrier, "il va falloir creuser les déficits publics et avoir énormément de solidarité européenne", insiste l'eurodéputé LREM. "La capacité d'emprunt de l'Union européenne est beaucoup plus forte que celle des États membres." L'idée portée par le groupe des libéraux au Parlement européen, c'est d'avoir "un mécanisme qui puisse en solidarité permettre de lever de l'argent pour préparer un plan de relance".