Collomb démissionnaire en 2019 : "Un intermittent de la sécurité à Beauvau [...] ce n'est pas possible", tacle Ciotti

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Le ministre de l'Intérieur envisage de quitter le gouvernement après les élections européennes pour pouvoir mener campagne dans le cadre des municipales à Lyon.
INTERVIEW

Gérard Collomb est désormais en CDD. Le ministre de l'Intérieur a annoncé mardi qu'il envisageait de briguer un nouveau mandat de maire de Lyon en 2020, ce qui pourrait l'amener à quitter le gouvernement dès 2019, après les élections européennes. "Un intermittent de la sécurité à Beauvau, en pleine menace terroriste et face à la crise migratoire, ce n'est pas possible", a réagi jeudi Éric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes, au micro d'Audrey Crespo-Mara sur Europe 1.

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"Où sont les résultats ?" Pour autant, Éric Ciotti refuse de comparer la situation de Gérard Collomb avec celle de Nicolas Sarkozy, qui avait également quitté la place Beauvau pour suivre sas ambitions électorales. En mars 2007, deux mois seulement avant l'élection présidentielle, et cinq mois après avoir annoncé sa candidature, l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine quitte son poste. "Ses résultats l'ont prouvé, Nicolas Sarkozy était mobilisé en permanence, c'est d'ailleurs pour ça qu'il a été élu président de la République, parce qu'il était un excellent ministre de l'Intérieur. On ne peut pas en dire autant de monsieur Collomb. Où sont les résultats ?", interroge l'élu.

"Aujourd'hui, c'est quoi les résultats de monsieur Collomb ? 1.000 agressions par jour, quasiment 700 cambriolages, une menace terroriste qui reste extrêmement forte et jamais autant de migrants arrivés en France, c'est ça le bilan !", énumère Éric Ciotti. Ce spécialiste des questions de sécurité déplore encore le "peu de considération" du gouvernement pour les forces de police, et conclut : "C'est un bilan, qui appellerait à un sursaut de la part du pouvoir."

Europe 1
Par Romain David