Agression à Villeurbanne : le maire juge "honteuse" la réaction de l'extrême droite

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jean paul bret maire villeurbanne
© PHILIPPE DESMAZES / AFP
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Jean-Paul Bret, maire PS de Villeurbanne, théâtre d’une attaque au couteau qui a fait un mort et huit blessés samedi après-midi, accuse l’extrême droite "d'utiliser un événement dramatique à son profit".

Le maire socialiste de Villeurbanne, Jean-Paul Bret, a jugé "honteuse" dimanche la réaction de l'extrême droite après l'attaque au couteau dans sa ville samedi, celle-ci tentant selon lui "d'utiliser un événement dramatique à son profit".

Samedi soir, peu après l'annonce de cette attaque perpétrée par un Afghan de 33 ans qui a fait un mort et huit blessés dans cette ville de la métropole lyonnaise, la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen avait rapidement fustigé "le laxisme de la politique migratoire" française qui selon elle "menace gravement la sécurité des Français".

"C'est la réaction classique de l'extrême droite, qui tente d'utiliser un événement dramatique à son profit. C'est très peu glorieux pour ceux qui ont ces paroles, et qui se sont engouffrés d'une façon assez honteuse dans ce qui est un fait divers terrible", a réagi sur RTL le maire le Villeurbanne.

"Meurtres, viols, agressions, subersion migratoire..."

Après Marine Le Pen, l'eurodéputé RN Jordan Bardella avait surenchéri, également sur Twitter, assurant que "l'attaque de Villeurbanne clôture un été durant lequel se sont multipliés en Europe meurtres, viols et agressions impliquant des migrants". "La rentrée est chargée, mais Macron ne pourra pas éviter la question de l'ensauvagement, et sa cause majeure : la submersion migratoire", a soutenu Jordan Bardella. Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, s'est aussi interrogé sur le même réseau social : "Combien de temps les Français devront-ils encore supporter le laxisme migratoire du gouvernement?"

"Ce fait divers terrible ne peut être confondu avec la politique migratoire qui peut être menée au niveau du pays", a rétorqué Jean-Paul Bret. "Je ne fais pas partie des supporteurs du gouvernement, mais il faut savoir raison garder". "Il est normal que dans ce pays il y ait des demandeurs d'asile. Lier la situation (du suspect) et le crime, et en faire commerce, ça reste quelque chose d'assez éhonté", a-t-il insisté.

Le flou demeurait dimanche sur les motivations qui ont poussé le suspect à s'en prendre à des passants à coups de couteau près d'une station de métro de Villeurbanne, avant d'être arrêté. Selon la police, le suspect est pour l'instant peu bavard et brouillon dans ses propos. Le procureur de la république de Lyon doit s'exprimer devant la presse vers 15 heures.