Affaire Benalla : à Paris, une centaine de manifestants dénonce "l'insolence de Macron"

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Une centaine de personnes se sont rassemblées sur la place de la Contrescarpe.
Une centaine de personnes se sont rassemblées sur la place de la Contrescarpe. © JACQUES DEMARTHON / AFP
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 Les manifestants, qui se sont retrouvés en fin d'après-midi place de la Contrescarpe, avaient répondu à l'appel lancé sur Facebook intitulé "Allons chercher Macron".

Une dizaine de jours après le début de l'affaire Benalla, une centaine de personnes ont manifesté vendredi à Paris place de la Contrescarpe, là où l'ex-collaborateur de l'Élysée a été filmé molestant deux manifestants, pour dénoncer "les violences policières", et "l'insolence de Macron".

"Les gens sont dégoûtés par cette affaire". Les manifestants, qui se sont retrouvés en fin d'après-midi, avaient répondu à l'appel lancé sur Facebook intitulé "Allons chercher Macron", en réponse aux propos d'Emmanuel Macron qui avait lancé à ses équipes : "S'ils veulent un responsable, il est devant vous, qu'ils viennent le chercher".

Selon l'un des organisateurs, Nicolas Framont, militant LFI, l'évènement était au départ "une blague qui a pris", avant de se transformer en un rassemblement à l'endroit même où l'affaire Benalla a commencé, sur la place de la Contrescarpe, dans le centre de Paris.
C'est là qu'Alexandre Benalla avait été filmé en train de frapper un jeune homme et de malmener une jeune femme en marge des manifestations du 1er mai.

"C'est un rassemblement pour symboliser que, oui, les gens sont dégoûtés par cette affaire, par les violences policières, mais également le mépris de Macron envers les citoyens", a expliqué Nicolas Framont.

"Un monarque sur son trône". Coiffée d'un bonnet phrygien, Aurore Breton, 28 ans, a tenu à être là "parce que cette affaire m'a choquée", a expliqué cette technicienne qualité. "Faux policiers", "logement de fonction", "c'est "surtout l'insolence de Macron", qui l'a poussée à venir. "J'ai vécu comme une provocation la phrase du président de la République 'venez me chercher'", a-t-elle ajouté, le décrivant "comme un monarque sur son trône".

Marie-Anne Parreaux, étudiante de 20 ans, aurait "vraiment aimé que Macron s'exprime devant nous". Selon elle, "il ne peut pas continuer à faire comme si ce n'était pas une affaire après les dernières révélations". Le rassemblement a pris fin vers 18h30.