Ségolène Royal tend la main à François Bayrou

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La candidate du PS propose un "dialogue ouvert et public" à François Bayrou sur les "valeurs" pour rechercher des "convergences" en vue du 2nd tour de l'élection présidentielle. "Il faut entendre ce que les électeurs ont dit", a-t-elle déclaré au micro d'Europe 1. Ségolène Royal était en meeting lundi soir à Valence dans la Drôme.

Au lendemain du 1er tour de la présidentielle, Ségolène Royal a proposé à François Bayrou de rechercher des "convergences" sur les "valeurs" et propose au troisième homme du 22 avril un "dialogue ouvert et public" pour "construire ensemble l'avenir du pays" après la présidentielle. "Chacun doit prendre ses responsabilités pour savoir quelle France nous allons construire. Aujourd'hui je prends les miennes et je me déclare disponible pour parler de l'avenir de la France avec tous ceux qui (...) souhaitent le changement et la rénovation politique", a déclaré la candidate socialiste à la presse avant son premier meeting d'entre-deux tours à Valence. La présidente de la région Poitou-Charentes a remercié les autres candidats de gauche d'avoir annoncé qu'ils la soutenaient pour le deuxième tour, mais "pour faire gagner la France il faut demander une autre dimension à notre rassemblement". Cet appel s'adresse donc au président de l'UDF, "si François Bayrou souhaite cette main tendue et ce dialogue autour du pacte présidentiel". Ségolène Royal a appelé à un débat "sans arrière-pensées, sans a priori" sur la rénovation de la vie politique, un Etat impartial, le "refus des tensions dans les villes et les quartiers" et "la relance de l'Europe". Elle a précisé avoir laissé un message téléphonique à François Bayrou pour le prévenir "par politesse" de l'imminence de sa déclaration. Il ne s'agit ni d'un "ultimatum" ni d'une "pression" exercée sur le candidat centriste, a-t-elle assuré. Et si ce dernier accepte et qu'un accord est trouvé, elle en tirera "toutes les conséquences".Devant l'assemblée réunie en meeting, Ségolène Royal a proposé de "bâtir ensemble une France nouvelle" et "rassemblée". Décidé à la dernière minute, ce premier meeting de sa campagne de deuxième tour a tout de même rassemblé 5.000 personnes, hurlant presque sans discontinuer des "Ségolène présidente". Elle a appelé les électeurs à refuser "l'Europe à la Berlusconi" que prépare, selon elle, Nicolas Sarkozy. L'ancien président du Conseil italien a apporté son soutien au candidat UMP. Etienne Guffroy (avec Reuters)

Europe 1
Par Rédaction Europe1.fr