Présidentielle : Accoyer lance une polémique

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Les propos mercredi du président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), sur des conséquences comparables "à une guerre" si "nous ratons le rendez-vous de 2012", ont entraîné des demandes d'excuses des socialistes et une mise au point de l'intéressé.

Le président des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, a exprimé, mercredi après-midi dans la salle des Quatre colonnes de l'Assemblée, son "indignation devant le comportement du président de l'Assemblée nationale qui a fait une déclaration qui dépasse l'entendement".

"Je demande que, s'il veut être digne de la fonction qu'il occupe, il retire ses propos et présente ses excuses. Pas seulement à nous ou à François Hollande, mais qu'il les présente aux Français, parce que la démocratie c'est un bien précieux, ça se respecte", a déclaré Jean-Marc Ayrault. Le député PS Henri Emmanuelli a quant à lui qualifié la vision du président de l'Assemblée de "primaire et grotesque".

Aussitôt, Bernard Accoyer, affirmant que ses "propos avaient été tronqués ou déformés", a répondu, devant la presse, que sa phrase "fait état d’un constat et d’une analyse qui ont vocation à s’appliquer quelle que soit la majorité qui sera en place à l’issue des prochaines échéances électorales".

"Si on laissait la France s'enfoncer dans les déficits, si on laissait la France refuser les réformes indispensables de structures dont elle a besoin, les conséquences économiques et sociales d'un tel manquement pourraient être comparables à celles d'une guerre", a-t-il nuancé.