Après la mort de Louis, un adolescent de 17 ans lynché par cinq jeunes, l'enquête se poursuit à Narbonne. Tous ont été mis en examen et placés en détention provisoire. Le mobile reste incertain, mais une piste de vengeance, évoquée par les suspects, est étudiée par les enquêteurs.
L'enquête se poursuit à Narbonne, trois jours après la mort de Louis. Cet adolescent de 17 ans a été tabassé par cinq autres jeunes du même âge ou presque. Les suspects ont tous été interpellés, mis en examen et placés en détention provisoire. Si le guet-apens et l'intentionnalité ne font guère de doute, le mobile reste flou. Les enquêteurs creusent une piste, celle de la vengeance.
La sœur d'un suspect victime de violence ?
C'est ce qu'ont déclaré les mis en cause lors des premières auditions. Selon les informations d'Europe 1, les meurtriers de Louis ont assuré que ce dernier avait harcelé l'un d'entre eux des années auparavant. Mais ils ont aussi avancé une autre version, comme l'explique Lionel Vidal, secrétaire départemental adjoint du syndicat Alliance dans l'Aude.
"La sœur de l'auteur principal aurait été victime de violences de la part de la victime. Cela remonterait aux années collège, donc, sachant qu'ils ont 17 ans aujourd'hui, cela se serait passé trois ou quatre ans en arrière", détaille-t-il. Mais toujours selon les informations d'Europe 1, la victime évoquée par les mis en cause dément avoir subi toute agression sexuelle de la part de Louis.
La question de la préméditation au cœur de l'instruction
Il pourrait donc s'agir d'un règlement de comptes sur fond de vengeance, même si à ce stade, ce n'est que leur version. Si ce mobile est confirmé, la question de la préméditation sera au cœur de l'instruction. En lynchant Louis au sol, avaient-ils l'intention de le tuer ?
À ce stade, les cinq suspects sont mis en examen pour tentative d'assassinat. Mais les faits pourraient être rapidement requalifiés en meurtre, pour homicide volontaire avec préméditation, c'est-à-dire un assassinat. Les mineurs encourent jusqu'à 30 ans de réclusion avec l'excuse de minorité ; les majeurs, eux, la réclusion criminelle à perpétuité.