Incendie d'un lycée à Nantes : les trois interpellés «scolarisés dans l'établissement», selon la préfecture

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avec AFP
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Hl R. Milani [AFP]

Trois personnes ont été interpellées ce mardi 3 novembre, dans le cadre de l'enquête sur l'incendie partiel du lycée Nelson-Mandela de Nantes, survenu en marge du mouvement lycéen. 

Trois personnes, soupçonnées d'être impliquées dans l'incendie partiel du lycée Nelson-Mandela de Nantes, ont été interpellées mardi matin, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier confirmant une information de Ouest-France. Il s'agit d'élèves de l'établissement, a indiqué la préfecture. "Trois mineurs, scolarisés dans l'établissement, ont été interpellés et mis à disposition de la justice", écrit la préfecture sur X.

Le 1er octobre, dans le cadre du mouvement lycéen assorti de blocages des établissements scolaires, le hall d'entrée de ce lycée avait été détruit par un incendie volontaire. L'établissement est fermé depuis.

Une réouverture partielle est envisagée pour le 16 novembre et concernera "la quasi-intégralité des salles de cours", selon un courrier de la présidente de la région Pays de la Loire Christelle Morançais datant de la mi-octobre. Ces trois interpellations survenues mardi, selon une source proche de l'enquête confirmant une information du quotidien Ouest-France, sont les premières dans cette enquête.

4 millions d'euros de travaux

Aussitôt après les faits, une enquête a été ouverte pour dégradation par incendie. Les trois interpellations survenues mardi sont les premières dans cette enquête. Aucun élément n'a été communiqué à ce stade sur le profil des trois mis en cause.

Au lendemain du sinistre, lors d'une prise de parole autour d'un portrait de Nelson Mandela, des élèves avaient exprimé leur désarroi et s'étaient désolidarisés des actions violentes. Situé sur l'île de Nantes, le lycée public polyvalent Nelson-Mandela accueille plus de 1.700 élèves et étudiants, selon son site internet.

Les travaux y ont été chiffrés à environ 4 millions d'euros, a indiqué mardi la région. Le coût des dégâts occasionnés en France en marge des actions des lycéens représentait au 9 octobre "au moins 30 millions d'euros", après addition des chiffres mentionnés par les différentes régions auprès des recteurs, selon l'exécutif.