Breakdance, Comedy Club... L’agenda des détenus révolte les agents pénitentiaires de la prison de Grasse

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Depuis plusieurs mois, des activités de divertissement ont été proposées aux détenus à la maison d'arrêt de Grasse, alors que la situation dans l’établissement reste très tendue. La dernière en date : un spectacle d’humoristes. Mais face à la grogne du personnel pénitentiaire, il a finalement été annulé.

Une nouvelle polémique. Alors que quatre humoristes devaient se produire devant des dizaines de détenus mardi, à la maison d'arrêt de Grasse, les surveillants pénitentiaires sont parvenus à faire annuler le spectacle.


"Tout pour les détenus, rien pour les surveillants"

En cause, le fait que ces activités mettent en péril la sécurité des agents, au sein d'un établissement où la situation reste tendue, avec un taux de surpopulation proche de 140%. "On est un surveillant pour 80 détenus à l’étage. Qui dit mouvement en plus dit regroupement de détenus où il peut y avoir des affrontements, car comme on le sait, en prison, il y a énormément de trafic de drogues ou de trafic en tout genre", explique le secrétaire local du syndicat SPS-CEA.

Depuis l’année dernière, dans cette maison d’arrêt, des ateliers de breakdance ou de photographie ont par exemple été organisés. Des activités financées pour les détenus, alors même que le personnel pénitentiaire manque de moyens.

"Ma phrase type, c’est 'tout pour les détenus, rien pour les surveillants'. Ça fait des années qu’on nous parle de douches sur les terrains de sport et finalement, on n’en voit pas la couleur. On nous rétorque à chaque fois la restriction budgétaire", poursuit-il. L’année dernière déjà, alors que Gérald Darmanin voulait supprimer les activités ludiques dans les prisons, le Conseil d’Etat avait désavoué le garde des Sceaux.