Face à la multiplication des appels à la violence lors des festivités d'halloween qui auront lieu ce samedi, les forces de l'ordre se préparent à un week-end particulièrement éprouvant. Pour l'acte III de la mobilisation contre la vie chère, le ministre de l'Intérieur a détaillé son dispositif.
Des appels à la violence, voire même à l'insurrection, repérés sur internet par les autorités. Ce nouveau week-end de mobilisation s'annonce à haut risque pour les autorités, notamment en raison d'Halloween. Un cocktail explosif qui pousse Laurent Nuñez à reconduire un dispositif sécuritaire massif.
Comme la semaine dernière, 70.000 policiers et gendarmes seront mobilisés. "Nous avons procédé à des rappels sur les congés, à la suppression des repos, pour avoir le maximum d'effectifs présents", souligne le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.
"Je pense notamment à la BRI, au RAID, au GIGN, évidemment à l'ensemble de nos drones, l'ensemble de nos hélicoptères, les brigades équestres, les unités sinophiles", énumère-t-il.
Des cortèges autorisés, mais seulement en périphérie
"Les 26 blindés Centaure seront également déployés sur l'ensemble du territoire national, dont une partie à Paris. Et puis nous mobiliserons évidemment l'ensemble de nos lanceurs d'eau", poursuit-il. Car les risques de violence sont très élevés selon le ministre de l'Intérieur qui scinde la journée en deux parties.
D'abord l'après-midi avec les cortèges, environ 150 sont prévues partout en France avec une consigne claire pour les préfets : les autoriser mais seulement en périphérie et non dans les centres-villes.
Puis viendra la soirée marquée par Halloween. Depuis plusieurs jours, des appels à piller les commerces circulent sur les réseaux sociaux. "On anticipe des actions violentes voire très violente de la part de groupes radicalisés à partir de la fin d'après-midi, début de soirée", a indiqué Marc Zarrouati, préfet délégué pour la défense et la sécurité auprès de la Nouvelle-Aquitaine.
De son côté, le ministre de l'Intérieur redoute de nombreuses violences à partir de 20h. Avec la tombée de la nuit, le renseignement craint des émeutes urbaines dans les centres-villes, car les casseurs pourraient profiter de la fête d'Halloween pour se grimer et se masquer le visage.
Alors face à ces risques, Laurent Nuñez demande aux forces de l'ordre une grande réactivité et une fermeté totale. Mais certaines villes, notamment les villes moyennes, seront moins sécurisées.