Vous avez la parole, sur France 2 : "On a tâtonné", admet Léa Salamé

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Après un premier numéro en demi-teinte, la nouvelle émission politique de France 2 revient mercredi soir avec Christophe Castaner en invité. Léa Salamé, sa présentatrice, invitée d’Europe 1, annonce des changements.
INTERVIEW

"On accepte de tâtonner, on n’a pas la science infuse." Léa Salamé n’élude pas les critiques au moment d’évoquer le premier numéro de Vous avez la parole. Diffusé le 19 septembre dernier, le premier numéro de la nouvelle émission politique de France 2 n’avait convaincu ni sur le fond ni sur la forme. Et l’audience avait été catastrophique, avec seulement 1,27 million de téléspectateurs. Alors l’animatrice a annoncé mercredi sur Europe 1 des changements pour le deuxième numéro, qui sera diffusé mercredi soir, avec Christophe Castaner en invité principal.

"On a été trop ambitieux, presque"

"C’est la grandeur du service public de s’acharner à proposer, en prime time, face aux séries américaines sur TF1, face à une grande série française sur France 3, à proposer une émission politique", a affirmé Léa Salamé. "Mais c’est notre devoir de réfléchir à comment la faire au mieux et comment l’adapter à aujourd’hui. On a réfléchi, après les 'gilets jaunes', on s’est dit la parole doit être plus horizontale, moins verticale, l’homme politique moins en majesté. Et puis, on a essayé sur la dernière avec Xavier Bertrand, on a tâtonné un peu, on a mis trop de monde, on l’a reconnu. Il y aura moins de monde face à Christophe Castaner. La dernière fois, il y en avait 18. Dix-huit personnes sur un plateau, ça peut être une cacophonie. On a été trop ambitieux presque", reconnaît la journaliste.

"L’audience des émissions politiques, elle est très volatile"

Léa Salamé sait que le pari est compliqué à réussir. "Les émissions politiques, avant, il y a vingt ans, vous mettiez une star en majesté pendant une heure, il parlait, l y avait vaguement des questions de journalistes et ça fonctionnait puisqu’il n’y avait qu’une seule grande émission politique. Aujourd’hui, la parole politique est partout, sur les chaînes info, sur les matinales radio, elle est absolument partout", constate-t-elle. D’où des possibles accidents d’audience. "L’audience fait partie du constat, mais nous-mêmes, en sortant avec Thomas Sotto, on s’est regardés et on n’était pas content. On était frustrés. Donc, bien sûr, ça a été confirmé par l’audience, mais vous savez, l’audience des émissions politiques, elle est très volatile." Réponse jeudi matin pour les chiffres du deuxième numéro.