Médias publics ou d'Etat ? Des patrons de presse critiquent l'amalgame fait par Facebook

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Facebook étiquette les contenus provenant de médias contrôlés par des Etats. 1:11
Facebook étiquette les contenus provenant de médias contrôlés par des Etats. © LOIC VENANCE / AFP
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Dans une tribune publiée par "Le Monde", huit dirigeants mondiaux de l'audiovisuel public reviennent sur la décision de Facebook d'étiqueter les contenus venant de médias contrôlés par des Etats. Et rappellent la différence avec des médias publics. 

Ils veulent éviter toute confusion et défendre le rôle des médias publics, qui "constituent une force pour les démocraties". Dans les colonnes du journal Le Monde, huit dirigeants de de l'audiovisuel public publient une tribune dans laquelle ils reprochent à Facebook de faire un amalgame entre médias publics et médias d'Etat, suite à la décision du réseau social d'étiqueter les contenus venant de médias contrôlés par les Etats. 

Des médias publics de plus en plus discrédités par les gouvernements

Tout a commencé au début du mois de juin. Voulant faire le tri en les vraies informations et les "fake news", Facebook prend alors la décision "d’étiqueter", c'est à dire de signaler, les contenus publiés sur le réseau et provenant de médias contrôlés par des Etats. Mais il y a une différence entre une télévision publique en Corée du nord et une télévision publique en France, ou encore entre une radio publique dans la Russie de Vladimir Poutine et une radio publique au Royaume-Uni. C'est ce que veulent rappeler les signataires de la tribune, parmi lesquels on retrouve France Télévisions, la BBC, ou encore la chaîne australienne ABC. 

Les signataires appellent à faire preuve de "courage" et de "leadership", et rappellent que les télés et radio publiques sont de plus en plus moquées, voire discréditées, par certains gouvernements ou forces politiques, et ce même au sein de l’Union européenne, avec des dérives inquiétantes en Pologne, en Slovénie ou en République tchèque. 

Europe 1
Par Martin Cangelosi, édité par Antoine Terrel